Informations à jour en juillet 2026.
Vous vendez un bien que vous avez rénové à grands frais il y a quelques années : cuisine refaite à neuf, extension de la maison, isolation complète, salle de bain transformée… Ces travaux, qui ont considérablement amélioré la valeur de votre logement, peuvent-ils aussi alléger la facture fiscale au moment de la revente ? Beaucoup de propriétaires vendeurs découvrent, souvent trop tard, que certaines factures auraient pu être valorisées pour réduire leur impôt sur la plus-value immobilière.
La réponse est oui, mais sous conditions strictes : toutes les factures ne se valent pas aux yeux de l’administration fiscale, et un mauvais choix entre le forfait légal et les frais réels peut vous coûter plusieurs milliers d’euros. Cet article fait le point complet sur les règles applicables en 2026 : quels travaux sont déductibles, comment choisir entre le forfait de 15 % et les frais réels justifiés, quels justificatifs conserver, et comment optimiser légalement le calcul de votre plus-value taxable.
Avant de vous lancer dans la vente, il est essentiel d’évaluer précisément la valeur de votre bien et d’anticiper l’impact fiscal de la transaction. Pour cela, réalisez une estimation immobilière en ligne afin d’obtenir une première fourchette de prix, puis contactez votre conseiller immobilier Capifrance local pour être accompagné dans le calcul de votre plus-value et dans toutes les démarches de vente.
En résumé
La plus-value immobilière est taxée à hauteur de36,2 %(19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), avant application des abattements pour durée de détention.
Après5 ans de détention, vous pouvez appliquer un forfait de 15 %du prix d’acquisition sans justificatif, ou déduire le montant réel de vos factures de travaux.
Seuls les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration réalisés par une entreprise sont éligibles aux frais réels — les travaux d’entretien courant et les travaux réalisés par vous-même sont exclus.
Les factures doivent être nominatives, détaillées et payées, et ne pas avoir déjà été déduites de vos revenus fonciers.
Comparer le forfait de 15 %et les frais réels avant de choisir permet souvent d’économiser plusieurs milliers d’euros d’impôt.
Conservez vos justificatifs plusieurs années après la vente : l’administration peut contrôler votre déclaration.
Comprendre le calcul de la plus-value immobilière
Comment est calculée la plus-value imposable
La plus-value immobilière correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition de votre bien. Le prix de vente retenu est le prix net vendeur, éventuellement diminué de certains frais (diagnostics obligatoires, mainlevée d’hypothèque…). Le prix d’acquisition, lui, peut être majoré de plusieurs éléments qui viennent réduire mécaniquement la plus-value taxable :
les frais d’acquisition(frais de notaire, droits d’enregistrement), retenus pour leur montant réel ou forfaitairement pour 7,5 % du prix d’achat ;
les dépenses de travaux, selon les modalités détaillées plus loin dans cet article ;
le cas échéant, les frais de voirie, réseaux et distribution pour les terrains à bâtir.
Plus le prix d’acquisition est majoré, plus la plus-value brute diminue, et donc plus l’impôt final est réduit. C’est précisément là que les factures de travaux entrent en jeu : elles permettent, sous conditions, d’augmenter artificiellement le prix d’achat pris en compte dans le calcul.
Le taux d’imposition et les abattements pour durée de détention
La plus-value immobilière des particuliers est soumise à deux prélèvements distincts :
l’impôt sur le revenu, au taux forfaitaire de19 %;
les prélèvements sociaux, au taux de17,2 %.
Soit un taux global de36,2 %avant abattement. Un abattement pour durée de détention vient toutefois réduire progressivement la base taxable :
aucun abattement les5 premières années de détention ;
pour l’impôt sur le revenu :6 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, puis4 %la 22ᵉ année, soit une exonération totale d’impôt sur le revenu après 22 ans;
pour les prélèvements sociaux :1,65 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année,1,60 %la 22ᵉ année, puis9 % par an de la 23ᵉ à la 30ᵉ année, soit une exonération totale des prélèvements sociaux après 30 ans.
Au-delà d’une plus-value nette taxable de 50 000 €, une surtaxe additionnelle (de 2 % à 6 % selon le montant) peut également s’appliquer. Elle concerne principalement les résidences secondaires et les biens locatifs à forte valorisation.
Les cas d’exonération
Certaines ventes échappent totalement à cette fiscalité. C’est notamment le cas de la résidence principale, exonérée sans condition de durée de détention, ainsi que de certaines situations particulières : première cession d’un logement autre que la résidence principale sous conditions de remploi, vente pour un montant inférieur à 15 000 €, cession par des retraités ou personnes en situation de handicap sous conditions de ressources, etc. Si votre bien ne relève d’aucune de ces exonérations, la question des travaux déductibles devient centrale pour optimiser votre imposition.
Travaux et plus-value : deux façons de réduire l’impôt
Le forfait de 15 % sans justificatif
Si vous détenez votre bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez appliquer automatiquement un forfait de 15 %du prix d’acquisition, sans avoir à produire la moindre facture. Ce forfait présente plusieurs avantages :
il s’applique même si vous n’avez réalisé aucun travaux, ou si vous les avez effectués vous-même ;
il évite toute contestation sur la nature ou la réalité des travaux ;
il est simple à mettre en œuvre, notamment pour le notaire chargé de calculer la plus-value.
En revanche, il est fixe et ne tient pas compte du montant réel dépensé. Si vous avez engagé des travaux d’un montant supérieur à 15 % du prix d’achat, ce forfait devient moins avantageux que les frais réels.
Les frais réels justifiés par factures
À l’inverse, vous pouvez opter pour la déduction du montant réel des travaux, à condition de pouvoir le justifier par des factures d’entreprises. Cette option est particulièrement intéressante lorsque :
vous avez réalisé des travaux lourds(extension, rénovation complète, création de surface habitable) ;
le montant des factures dépasse largement 15 % du prix d’acquisition;
vous détenez encore l’ensemble des justificatifs originaux.
Attention : une jurisprudence récente a rappelé que le forfait de 15 % n’est qu’une facilité de preuve. En cas de contrôle, l’administration fiscale peut demander de démontrer que des travaux ont bien été réalisés, même si vous optez pour le forfait. Il est donc recommandé de conserver un minimum de traces de vos travaux, quelle que soit l’option choisie.
Quelle option choisir selon votre situation
Le choix entre forfait et frais réels dépend essentiellement de deux paramètres : le montant des travaux réalisés et la durée de détention du bien.
Si vos travaux ont coûté moins de 15 % du prix d’acquisition, le forfait est plus avantageux et vous évite toute recherche de factures.
Si vos travaux ont coûté plus de 15 % du prix d’acquisition, les frais réels permettent de réduire davantage la plus-value taxable.
Si vous détenez le bien depuis moins de 5 ans, le forfait de 15 % n’est pas applicable: seuls les frais réels justifiés peuvent être pris en compte.
Si vous ne retrouvez aucune facture, le forfait reste la seule option disponible après 5 ans de détention.
Un simple calcul comparatif, réalisé avec votre notaire ou votre conseiller immobilier, permet de trancher rapidement entre les deux options.
Quelles factures de travaux sont réellement déductibles ?
Les travaux éligibles : construction, reconstruction, agrandissement, amélioration
Seuls certains types de travaux ouvrent droit à la déduction en frais réels. Il s’agit des travaux de :
construction: édification d’un bâtiment neuf sur un terrain ;
reconstruction: reconstruction totale ou partielle d’un immeuble existant ;
agrandissement: création de surface habitable supplémentaire (extension, surélévation, aménagement de combles) ;
amélioration: travaux qui apportent un confort ou un équipement nouveau, sans modifier la structure existante (installation d’un chauffage central, d’une salle de bain moderne, d’une cuisine équipée, mise aux normes électriques, isolation thermique…).
Ces travaux doivent impérativement avoir été réalisés par une entreprise ou un professionnel du bâtiment. Les travaux que vous auriez effectués vous-même, même avec des matériaux achetés en magasin, ne sont jamais déductibles en frais réels, même si vous conservez les factures d’achat de matériaux. C’est l’une des principales sources d’erreur chez les propriétaires vendeurs.
Les conditions à respecter pour que la facture soit valable
Pour être prise en compte par l’administration fiscale, une facture de travaux doit remplir plusieurs conditions cumulatives :
être nominative, c’est-à-dire établie à votre nom et à l’adresse du bien concerné ;
être détaillée, avec la nature précise des travaux, les matériaux utilisés, la main-d’œuvre et les montants ;
correspondre à un paiement effectif, justifiable par un relevé bancaire, un virement ou tout autre moyen de preuve ;
avoir été réalisée par une entreprise identifiable (numéro SIRET, coordonnées complètes) ;
ne pas avoir déjà été prise en compte dans un précédent calcul de plus-value(par exemple lors d’une donation ou d’une succession antérieure) ;
ne pas avoir déjà été déduite de vos revenus fonciers dans le cadre d’une location du bien.
Un simple devis, un bon de commande ou une facture proforma ne suffisent pas : il faut une facture définitive et acquittée. C’est un point de vigilance fréquemment négligé, alors qu’il peut remettre en cause l’ensemble de la déduction en cas de contrôle.
Ce qui n’est pas déductible : entretien courant et réparations
À l’inverse, certains travaux, même réalisés par un professionnel et facturés dans les règles, ne sont jamais déductibles en frais réels car ils relèvent de l’entretien normal du bien. Il s’agit notamment :
des travaux de réparation simples (remplacement d’une chaudière en panne à l’identique, réfection d’une toiture sans amélioration, remise en état d’une peinture) ;
de l’entretien courant(ramonage, entretien de la chaudière, petits travaux de plomberie ou d’électricité) ;
des travaux qui maintiennent le bien en l’état, sans lui apporter de plus-value réelle ni de confort supplémentaire.
La frontière entre travaux d’amélioration (déductibles) et travaux de réparation (non déductibles) est parfois subtile. Par exemple, remplacer une chaudière au fioul par une pompe à chaleur constitue une amélioration déductible, alors que remplacer une chaudière au fioul par une chaudière au fioul identique relève de la simple réparation. En cas de doute, un conseiller immobilier ou un notaire pourra vous aider à qualifier correctement vos travaux.
Exemple chiffré : l’impact des factures de travaux sur votre impôt
Pour bien comprendre l’enjeu financier, prenons un exemple concret. Un propriétaire achète un bien200 000 €en 2014 et le revend320 000 €en 2026, soit après12 ans de détention. La plus-value brute s’élève donc à120 000 €.
Scénario A — vente sans facture de travaux (forfait de 15 %)
Le vendeur n’a conservé aucune facture, mais détient le bien depuis plus de 5 ans : il applique leforfait de 15 %du prix d’acquisition.
Majoration forfaitaire : 200 000 € x 15 % =30 000 €
Prix d’acquisition retenu : 200 000 € + 30 000 € =230 000 €
Plus-value brute taxable : 320 000 € - 230 000 € =90 000 €
Après application de l’abattement pour durée de détention (12 ans, soit 7 années au-delà du seuil de 5 ans) :
abattement impôt sur le revenu : 7 x 6 % = 42 % → base IR = 90 000 € x 58 % =52 200 €, imposés à 19 % =9 918 €
abattement prélèvements sociaux : 7 x 1,65 % = 11,55 % → base PS = 90 000 € x 88,45 % ≈79 605 €, imposés à 17,2 % ≈13 692 €
Impôt total estimé : environ 23 610 €
Scénario B — vente avec factures de travaux justifiées
Le même vendeur a en réalité fait réaliser45 000 €de travaux d’agrandissement et de rénovation par des entreprises, et a conservé l’ensemble des factures. Comme ce montant dépasse largement le forfait de 15 % (30 000 €), il opte pour les frais réels.
Prix d’acquisition majoré : 200 000 € + 45 000 € =245 000 €
Plus-value brute taxable : 320 000 € - 245 000 € =75 000 €
Après abattement (mêmes taux que ci-dessus) :
base IR = 75 000 € x 58 % =43 500 €, imposés à 19 % ≈8 265 €
base PS = 75 000 € x 88,45 % ≈66 337 €, imposés à 17,2 % ≈11 410 €
Impôt total estimé : environ 19 675 €
Comparaison et enseignements
Dans cet exemple, la conservation et la production des factures de travaux permettent une économie d’impôt d’environ 3 900 €, uniquement grâce à un écart de 15 000 € entre le forfait et le montant réel des travaux. Plus le montant des travaux dépasse le forfait, plus l’écart devient significatif. Ce type de calcul mérite toujours d’être réalisé avant la signature de l’avant-contrat, afin de rassembler à temps l’ensemble des justificatifs nécessaires.
Fiscalité et réglementation 2026 : ce qu’il faut savoir
Le régime en vigueur en 2026
La loi de finances pour 2026, promulguée en février 2026, n’a pas modifié le régime des plus-values immobilières des particuliers. Un amendement visant à réduire la durée de détention nécessaire pour bénéficier d’une exonération totale (de 22 à 17 ans) avait été discuté, mais n’a finalement pas été retenu dans le texte définitif. Le barème actuel — exonération totale d’impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans — reste donc en vigueur pour les ventes réalisées en 2026, et une nouvelle réflexion sur ce sujet pourrait intervenir dans le cadre du budget 2027.
Le régime des travaux déductibles (forfait de 15 % ou frais réels) n’a lui non plus connu aucune évolution récente. Il reste donc identique à celui décrit dans cet article. Pour connaître le détail réglementaire complet applicable aux plus-values immobilières des particuliers, vous pouvez consulter la fiche officielle Impôt sur le revenu - Plus-value immobilière publiée sur le site Service-Public.fr, qui présente le calcul, les abattements et les cas d’exonération en vigueur.
Les démarches déclaratives et le rôle du notaire
En pratique, c’est le notaire chargé de la vente qui calcule la plus-value imposable et procède, le cas échéant, au paiement de l’impôt pour le compte du vendeur, directement lors de la signature de l’acte authentique. C’est donc en amont, avant la signature du compromis de vente, que vous devez :
rassembler l’ensemble de vos factures de travaux;
vérifier qu’elles remplissent bien les conditions de déductibilité ;
transmettre ces documents au notaire afin qu’il puisse effectuer le calcul le plus favorable ;
comparer, avec son aide, le forfait de 15 %et les frais réels.
Le notaire complète le formulaire n°2048-IMM-SD, qui détaille le calcul de la plus-value et sert de base à la déclaration fiscale. Une fois l’acte signé, il est trop tard pour ajouter de nouvelles factures : anticiper cette étape est donc essentiel.
Justificatifs : lesquels conserver, et combien de temps ?
Les documents à réunir avant la vente
Pour espérer déduire vos travaux en frais réels, vous devez pouvoir présenter :
les factures détaillées des entreprises intervenues (nature des travaux, matériaux, main-d’œuvre) ;
les preuves de paiement correspondantes (relevés bancaires, virements) ;
le cas échéant, les devis signés et les attestations de fin de travaux;
l’acte d’acquisition du bien, indispensable pour déterminer le prix d’achat initial ;
si le bien a été loué, un état récapitulatif des travaux déjà déduits des revenus fonciers, afin d’éviter toute double déduction.
Durée de conservation et risques en cas de contrôle
L’administration fiscale dispose d’un délai de reprise de 3 ans pour contrôler votre déclaration de plus-value, porté à 10 ans en cas de fraude caractérisée. Il est donc recommandé de conserver l’ensemble de vos justificatifs de travaux pendant au moins6 ans après la vente, et idéalement de garder l’acte d’acquisition et l’acte de vente sans limite de durée, car ils peuvent être utiles pour d’autres démarches patrimoniales (succession, donation, nouvelle vente d’un bien acquis en indivision, etc.).
En cas de contrôle, l’absence de facture valable ou de preuve de paiement peut entraîner un redressement fiscal, avec rappel d’impôt et pénalités. Mieux vaut donc archiver soigneusement chaque facture dès la réalisation des travaux, plutôt que de tenter de les reconstituer des années plus tard au moment de la vente.
Nos conseils pratiques pour optimiser votre plus-value
Anticiper dès la réalisation des travaux
Le meilleur réflexe consiste à penser à la revente dès la réalisation des travaux, même si celle-ci n’est pas prévue à court terme :
demandez systématiquement une facture détaillée à chaque entreprise intervenant sur le bien ;
conservez ces factures dans un dossier dédié, avec les preuves de paiement associées ;
évitez de régler les artisans en espèces sans justificatif, ce qui compliquera toute déduction future ;
privilégiez les entreprises déclarées, disposant d’un numéro SIRET valide.
Faire appel à des professionnels et vérifier la nature des travaux
Avant de qualifier vos travaux, vérifiez qu’ils correspondent bien à des travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration, et non de simple entretien. En cas de doute sur la nature d’un chantier (rénovation énergétique, extension, réaménagement intérieur), n’hésitez pas à faire établir un descriptif précis par l’entreprise, mentionnant explicitement la nature des travaux réalisés. Ce document pourra servir d’appui en cas de contrôle.
Se faire accompagner pour la déclaration et la vente
Le calcul de la plus-value immobilière et le choix entre forfait et frais réels impliquent des arbitrages financiers qui peuvent représenter plusieurs milliers d’euros. Un accompagnement professionnel, à la fois pour l’estimation du bien, la préparation du dossier de vente et le calcul fiscal, permet d’éviter les erreurs coûteuses et de sécuriser l’ensemble de la transaction.
Faites appel à un conseiller immobilier Capifrance
Vendre un bien immobilier ne se résume pas à fixer un prix et signer un compromis : cela implique aussi d’anticiper les conséquences fiscales de la vente, notamment le calcul de la plus-value et le choix des justificatifs à produire. Un conseiller immobilier Capifrance vous accompagne à chaque étape de votre projet : estimation précise du bien, valorisation des travaux réalisés, mise en relation avec des notaires partenaires, et conseils personnalisés pour optimiser votre transaction dans les meilleures conditions.
Grâce à sa connaissance fine du marché local et des dossiers de vente, votre conseiller pourra également vous aider à identifier, en amont, les documents à rassembler pour maximiser la déduction de vos travaux. N’attendez pas la signature du compromis pour vous poser ces questions :contactez votre conseiller immobilier Capifrance local dès que votre projet de vente se précise, et faites également réaliser une estimation immobilière en ligne pour disposer d’une première évaluation fiable de votre bien.
Conclusion
Les factures de travaux peuvent effectivement réduire l’impôt sur la plus-value immobilière, à condition de respecter des règles précises : travaux réalisés par une entreprise, factures nominatives et détaillées, paiement justifié, et absence de double déduction. Le choix entre le forfait de 15 %et les frais réels dépend essentiellement du montant des travaux engagés et doit toujours être calculé avant de trancher, avec l’appui de votre notaire ou de votre conseiller immobilier.
À retenir avant de vendre votre bien :
vérifiez la nature de vos travaux : seuls la construction, la reconstruction, l’agrandissement et l’amélioration sont éligibles ;
rassemblez vos factures et preuves de paiement bien avant la signature du compromis ;
comparez systématiquement le forfait de 15 %et les frais réels;
conservez vos justificatifs plusieurs années après la vente ;
faites-vous accompagner par des professionnels pour sécuriser le calcul et la déclaration.
FAQ
Les travaux que j’ai réalisés moi-même peuvent-ils être déduits ?
Non. Seuls les travaux facturés par une entreprise ou un professionnel du bâtiment peuvent être déduits en frais réels. Si vous avez réalisé les travaux vous-même, même en achetant des matériaux de qualité, vous ne pourrez appliquer que le forfait de 15 %, sous réserve de détenir le bien depuis plus de 5 ans.
Puis-je cumuler le forfait de 15 % et mes factures réelles de travaux ?
Non, ces deux options sont exclusives l’une de l’autre. Vous devez choisir soit le forfait de 15 % du prix d’acquisition, soit le montant réel de vos factures de travaux justifiées, en retenant la solution la plus avantageuse pour vous.
Que se passe-t-il si mes travaux ont déjà été déduits de mes revenus fonciers ?
Dans ce cas, les mêmes travaux ne peuvent pas être déduits une seconde fois du calcul de la plus-value immobilière. La règle de non-cumul vise à éviter qu’une même dépense procure un double avantage fiscal, d’abord sur les revenus locatifs, puis sur la plus-value de cession.
À partir de quand puis-je bénéficier du forfait de 15 % ?
Le forfait de 15 % du prix d’acquisition est réservé aux biens détenus depuis plus de 5 ans au moment de la vente. En dessous de ce seuil, seuls les frais réels justifiés par facture peuvent venir majorer le prix d’acquisition.
Dois-je transmettre mes factures à l’administration fiscale au moment de la vente ?
Vous devez remettre vos factures au notaire chargé de la vente, qui les utilisera pour calculer la plus-value imposable. Vous devez ensuite conserver l’ensemble des justificatifs pendant plusieurs années, car l’administration fiscale peut les demander en cas de contrôle a posteriori de votre déclaration.
Les diagnostics techniques et les frais d’agence comptent-ils comme des travaux ?
Non, les diagnostics obligatoires, les frais d’agence ou les frais de dossier ne sont pas assimilés à des travaux. Ils peuvent, selon les cas, être pris en compte différemment dans le calcul du prix de vente ou du prix d’acquisition, mais ne relèvent pas de la majoration liée aux travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration.
Que faire si je ne retrouve plus certaines factures de travaux anciens ?
Si vous ne disposez pas de l’ensemble des factures, vous pouvez tenter de contacter les entreprises concernées pour obtenir un duplicata, ou vous rapprocher de votre banque pour retrouver les justificatifs de paiement correspondants. À défaut, il reste possible de basculer sur le forfait de 15 %, si le bien est détenu depuis plus de 5 ans, plutôt que de renoncer à toute majoration du prix d’acquisition.
Un simple devis ou un bon de commande suffit-il à justifier des travaux ?
Non. L’administration fiscale exige une facture définitive, acquittée, mentionnant précisément la nature des travaux et l’identité de l’entreprise. Un devis, un bon de commande ou une simple photo des travaux réalisés ne constitue pas un justificatif suffisant en cas de contrôle.
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.