La société civile immobilière familiale est une structure juridique qui permet à des personnes physiques unies par un lien de parenté ou d'alliance de détenir et de gérer ensemble un patrimoine immobilier. Que vous souhaitiez acheter un bien en commun, faciliter la transmission à vos enfants ou optimiser votre gestion patrimoniale, la SCI familiale offre souplesse et sécurité. Ce guide complet vous accompagne dans toutes les étapes de votre projet en 2026 : création, fiscalité, avantages et démarches pratiques. Contactez votre conseiller Capifrance près de chez vous pour bien préparer et réussir tous vos projets immobiliers.
Qu'est-ce qu'une société civile immobilière familiale ?
Définition et exemple concret d'une SCI de famille
Une société civile immobilière familiale est une structure juridique qui permet à des personnes physiques unies par un lien de parenté ou d'alliance de détenir et de gérer ensemble un patrimoine immobilier. Contrairement à l'indivision, la SCI familiale offre une organisation claire et souple pour administrer des biens immobiliers en famille, qu'il s'agisse d'une résidence principale, d'une maison de vacances ou d'un immeuble locatif.
Prenons un exemple concret. Deux parents et leurs deux enfants majeurs souhaitent acheter une maison de vacances en Bretagne. Plutôt que d'acquérir le bien en indivision, ils créent une SCI familiale. Chacun apporte une somme au capital social et reçoit en contrepartie des parts sociales proportionnelles à son apport. La maison appartient alors à la société, et les quatre membres de la famille deviennent associés de la SCI, avec des droits et des responsabilités définis dans les statuts.
Le fonctionnement quotidien de la SCI familiale
Le fonctionnement de la SCI familiale repose sur une répartition claire des rôles entre les associés. Chaque associé détient des parts sociales qui lui confèrent des droits de vote lors des assemblées générales, généralement proportionnels au nombre de parts détenues. Les décisions importantes, comme l'achat ou la vente d'un bien, la réalisation de travaux ou la modification des statuts, sont prises collectivement en assemblée.
La gestion courante de la SCI est confiée à un ou plusieurs gérants, désignés dans les statuts ou nommés en assemblée générale. Le gérant représente la société, signe les actes au nom de la SCI et convoque les associés pour les prises de décision collectives. Comme le précise l'article 1846 du Code civil, le gérant exerce ses fonctions sous le contrôle des associés et peut être révoqué selon les modalités prévues dans les statuts.
La SCI familiale doit également ouvrir un compte bancaire dédié et tenir une comptabilité simplifiée ou complète selon le régime fiscal choisi. Cette organisation garantit une gestion transparente et sécurisée du patrimoine familial.
La différence entre une SCI familiale et une SCI classique
Sur le plan juridique, la SCI familiale et la SCI classique fonctionnent de manière identique. Elles obéissent toutes deux aux mêmes règles du Code civil et présentent les mêmes obligations administratives et fiscales. La distinction repose essentiellement sur la qualité des associés.
Dans une SCI familiale, les associés sont obligatoirement liés par un lien de parenté ou d'alliance (parents, enfants, frères et sœurs, cousins, époux, beaux-parents). L'objectif principal est généralement patrimonial : faciliter la gestion d'un bien familial et préparer sa transmission aux héritiers. Dans une SCI classique, les associés peuvent être des amis, des partenaires d'investissement ou des professionnels sans lien de parenté. L'objectif peut être plus large, incluant des projets d'investissement locatif ou de gestion de portefeuille immobilier.
Cette spécificité familiale confère à la SCI familiale un cadre particulièrement adapté aux enjeux de succession et de transmission patrimoniale, tout en bénéficiant de la même grande liberté de gestion que la SCI classique.
Quels sont les avantages et les inconvénients d'une SCI familiale ?
Les avantages fiscaux et patrimoniaux de la SCI familiale
La SCI familiale offre une grande liberté dans la gestion et la transmission de votre patrimoine immobilier. Le premier avantage réside dans la facilitation de la transmission patrimoniale : plutôt que de transmettre un bien immobilier en entier, vous pouvez céder progressivement des parts sociales à vos enfants. Cette approche permet de bénéficier des abattements fiscaux de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les 15 ans, réduisant ainsi considérablement les droits de succession.
L'autre atout majeur est l'évitement de l'indivision, source fréquente de conflits familiaux. Dans une SCI, chaque associé détient des parts sociales clairement définies, avec des droits de vote et des règles de gestion encadrés par les statuts. Cette structure offre une souplesse de gestion appréciable : les décisions importantes se prennent en assemblée générale, et le gérant assure la gestion courante sans multiplier les formalités.
Sur le plan fiscal, la SCI familiale permet d'optimiser l'imposition selon vos objectifs. Par défaut, elle est soumise à l'impôt sur le revenu avec une transparence fiscale. Par conséquent, chaque associé déclare sa quote-part des revenus fonciers. Ces revenus sont ensuite imposés au taux marginal d'imposition de chaque associé, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Ce régime présente l'avantage de permettre l'imputation d'un déficit foncier sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an et par foyer fiscal.
Il est possible d'opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, la SCI devient opaque fiscalement : elle paie directement l'impôt sur ses bénéfices au taux de l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis 25 % au-delà en 2026). L'IS permet d'amortir le bien immobilier et de déduire davantage de charges. Attention cependant, ce choix est irréversible et peut s'avérer pénalisant lors de la revente du bien ou de la transmission du patrimoine familial. L'option pour l'IS est souvent réservée aux SCI exerçant une activité commerciale, comme la location meublée.
Les inconvénients et limites à connaître
Malgré ses nombreux atouts, la SCI familiale comporte des contraintes qu'il est essentiel d'anticiper. Le premier inconvénient concerne la responsabilité illimitée des associés face aux créanciers de la SCI. En cas de difficultés financières, si la société ne peut honorer ses dettes, les créanciers peuvent se retourner contre les associés et saisir leur patrimoine personnel, à proportion de leurs parts sociales. Cette responsabilité, bien qu'indéfinie, n'est pas solidaire : chaque associé ne répond qu'à hauteur de sa participation au capital.
Par ailleurs, la SCI familiale est strictement interdite d'exercer une activité commerciale. Vous ne pouvez donc pas pratiquer l'achat-revente de biens dans un but lucratif, ni exercer une activité de marchand de biens. La location meublée, considérée comme commerciale, entraîne automatiquement le passage à l'impôt sur les sociétés, avec des conséquences fiscales à bien évaluer.
Enfin, la lourdeur administrative représente un frein pour certains projets. La SCI impose une comptabilité rigoureuse, l'organisation d'assemblées générales annuelles avec rédaction de procès-verbaux, et la tenue de documents administratifs à jour. Ces obligations génèrent des coûts récurrents, notamment si vous faites appel à un expert-comptable. De plus, l'administration fiscale surveille de près les SCI familiales pour s'assurer qu'elles ne servent pas uniquement à échapper aux droits de succession, mais relèvent bien d'une véritable volonté de gestion patrimoniale commune.
Voici un tableau récapitulatif pour vous aider à peser le pour et le contre :
Avantages | Inconvénients |
|---|---|
Transmission progressive facilitée avec abattements fiscaux | Responsabilité illimitée des associés sur leur patrimoine personnel |
Évitement de l'indivision et gestion encadrée par les statuts | Interdiction d'exercer une activité commerciale |
Souplesse dans la répartition des parts et des droits de vote | Lourdeur administrative : comptabilité, assemblées, déclarations |
Optimisation fiscale selon le régime choisi (IR ou IS) | Surveillance fiscale accrue par l'administration |
Protection et pérennité du patrimoine familial sur 99 ans | Coûts récurrents de gestion et d'expertise comptable |
Quels sont les impôts et la fiscalité d'une SCI familiale ?
La fiscalité d'une SCI familiale constitue un aspect déterminant dans le choix de cette structure pour gérer votre patrimoine immobilier. Comprendre les options fiscales disponibles et les obligations déclaratives vous permet d'optimiser votre projet et d'anticiper les coûts.
Le choix entre l'IS et l'IR pour une SCI familiale
Par défaut, la SCI familiale est soumise à l'impôt sur le revenu (IR), ce qui signifie qu'elle bénéficie d'une transparence fiscale. Concrètement, la société elle-même ne paie pas d'impôt. Chaque associé déclare sa quote-part des revenus fonciers dans sa déclaration personnelle, proportionnellement à ses parts sociales. Ces revenus sont ensuite imposés au taux marginal d'imposition de chaque associé, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Ce régime présente l'avantage de permettre l'imputation d'un déficit foncier sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an et par foyer fiscal.
Il est possible d'opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, la SCI devient opaque fiscalement : elle paie directement l'impôt sur ses bénéfices au taux de l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis 25 % au-delà en 2026). L'IS permet d'amortir le bien immobilier et de déduire davantage de charges. Attention cependant, ce choix est irréversible et peut s'avérer pénalisant lors de la revente du bien ou de la transmission du patrimoine familial. L'option pour l'IS est souvent réservée aux SCI exerçant une activité commerciale, comme la location meublée.
La déclaration 2072 et la comptabilité obligatoire
La SCI familiale doit télédéclarer une déclaration de résultats n°2072 via le compte fiscal professionnel de la société. Il existe deux versions : la déclaration simplifiée 2072-S pour les SCI dont les associés sont des particuliers, et la déclaration complète 2072-C pour les situations plus complexes (associés soumis à l'IS ou au BIC, démembrement de propriété, régimes d'amortissement). La date limite de dépôt est fixée au 5 mai 2026, avec une tolérance administrative jusqu'au 20 mai.
En matière de comptabilité, les obligations varient selon le régime fiscal choisi. À l'IR, une comptabilité simplifiée ou de trésorerie suffit généralement : elle retrace les encaissements et décaissements, sans nécessiter de bilan ni de compte de résultat détaillés. Cette souplesse convient parfaitement aux SCI familiales gérant un patrimoine privé. En revanche, si vous optez pour l'IS, une comptabilité complète en partie double devient obligatoire, avec bilan, compte de résultat et annexes. Dans tous les cas, il est essentiel de conserver toutes les pièces justificatives (factures, relevés bancaires, quittances) pendant au moins six ans. Pour sécuriser la gestion de votre SCI familiale et respecter vos obligations fiscales, l'accompagnement d'un expert-comptable ou d'un conseiller Capifrance peut s'avérer précieux.
Comment créer une SCI familiale en 2026 ?
Créer une SCI familiale en 2026 nécessite de respecter plusieurs étapes administratives et juridiques. La démarche peut paraître complexe au premier abord, mais elle reste accessible à condition de bien s'organiser. Vous avez le choix entre une création autonome, assistée par une plateforme en ligne, ou accompagnée par un notaire pour sécuriser pleinement votre projet.
La rédaction des statuts et le choix du nom de la SCI
La première étape consiste à rédiger les statuts de votre SCI familiale. Ce document constitue la base juridique de votre société et doit contenir plusieurs mentions obligatoires : l'objet social (acquisition, gestion et aliénation de biens immobiliers), le siège social, le montant du capital social et sa répartition entre les associés, la durée de vie de la société (généralement fixée à 99 ans), ainsi que la désignation du gérant et l'étendue de ses pouvoirs. Les statuts précisent également les règles de fonctionnement de la société, notamment les modalités de prise de décision en assemblée générale et les conditions de cession des parts sociales.
Concernant le nom de votre SCI, vous bénéficiez d'une grande liberté de dénomination. Vous pouvez utiliser le nom de famille des associés, créer un acronyme ou choisir un nom fantaisiste. Il est toutefois recommandé de vérifier la disponibilité du nom choisi auprès de l'INPI pour éviter tout conflit avec une société existante.
Les documents et démarches administratives nécessaires
Pour constituer votre dossier d'immatriculation, vous devez réunir plusieurs documents obligatoires. Chaque associé doit fournir une copie de sa carte d'identité ou de son passeport en cours de validité, ainsi qu'une attestation de non-condamnation. Il faut également joindre une déclaration des bénéficiaires effectifs, un justificatif de siège social (bail, titre de propriété ou attestation de domiciliation), et les statuts signés par l'ensemble des associés.
Une fois ces documents réunis, vous devez publier une annonce légale dans un journal d'annonces légales (JAL) habilité dans le département du siège social. En 2026, le tarif forfaitaire de cette publication s'élève à 191 € HT (229,20 € TTC). L'attestation de parution obtenue est indispensable pour finaliser l'immatriculation.
Depuis le 1er janvier 2025, toutes les formalités de création de SCI s'effectuent exclusivement via le guichet unique de l'INPI. Vous devez y déposer l'intégralité de votre dossier en ligne, incluant les statuts, l'attestation de parution de l'annonce légale, les justificatifs d'identité et la déclaration des bénéficiaires effectifs. Le guichet unique traite généralement les dossiers dans un délai de 24 heures à 8 jours, et vous recevez ensuite l'extrait Kbis officiel de votre SCI.
La création avec un notaire ou en ligne : coût et formalités
Vous avez le choix entre plusieurs options pour créer votre SCI familiale. La création assistée par un notaire offre une sécurité juridique maximale. Le notaire rédige des statuts personnalisés, adaptés à votre situation familiale et à vos objectifs patrimoniaux. Il vous conseille sur les clauses à intégrer et vérifie la conformité de l'ensemble du dossier. Les frais de notaire pour la rédaction des statuts et l'accompagnement varient généralement entre 1 200 € et 2 500 €, auxquels s'ajoutent les frais d'immatriculation (environ 66,88 € TTC) et le coût de l'annonce légale.
L'alternative consiste à passer par une plateforme juridique en ligne spécialisée dans la création de SCI. Ces services proposent des modèles de statuts personnalisables et vous accompagnent dans les démarches administratives pour un coût réduit, généralement compris entre 300 € et 800 €. Cette solution convient aux projets simples et aux familles qui souhaitent maîtriser leur budget.
Enfin, il est possible de créer votre SCI de manière autonome en rédigeant vous-même les statuts. Dans ce cas, vous ne payez que les frais obligatoires (annonce légale et immatriculation), soit environ 300 € au total. Cette option nécessite toutefois une bonne connaissance du cadre juridique et des risques liés à une rédaction imprécise des statuts.
Checklist des documents et étapes pour créer une SCI familiale :
- Rédiger les statuts avec les mentions obligatoires
- Choisir le nom de la SCI et vérifier sa disponibilité
- Rassembler les pièces d'identité de tous les associés
- Obtenir les attestations de non-condamnation
- Préparer le justificatif de siège social
- Rédiger la déclaration des bénéficiaires effectifs
- Publier l'annonce légale dans un journal habilité
- Déposer le dossier d'immatriculation sur le guichet unique de l'INPI
- Recevoir l'extrait Kbis de la SCI
Comment acheter, louer ou vendre un bien en SCI familiale ?
L'achat d'un bien et l'emprunt en SCI familiale
Lorsqu'une SCI familiale acquiert un immeuble ou une maison de vacances, le bien est acheté au nom de la société et non à titre personnel. Cette structure permet de centraliser la propriété et de répartir les droits via les parts sociales détenues par chaque associé.
Pour financer l'acquisition, deux solutions principales s'offrent aux associés. La première consiste à souscrire un emprunt bancaire directement au nom de la SCI. Les établissements bancaires exigent généralement que les associés se portent caution solidaire pour sécuriser le prêt. La seconde option repose sur l'avance en compte courant : chaque associé emprunte à titre personnel, puis reverse les fonds à la société, qui dispose ainsi de la trésorerie nécessaire pour finaliser l'achat.
Pour trouver le bien idéal et sécuriser votre projet d'achat en SCI familiale, un conseiller immobilier Capifrance vous accompagne à chaque étape, de la recherche à la signature de l'acte authentique.
La location nue et la location meublée en SCI de famille
Une SCI familiale peut mettre en location le bien qu'elle détient, mais le régime fiscal applicable varie selon le type de location choisi. La location nue (logement vide) reste compatible avec l'impôt sur le revenu (IR), régime fiscal par défaut de la SCI. Les revenus locatifs sont alors déclarés comme revenus fonciers par chaque associé, au prorata de ses parts.
En revanche, la location meublée, considérée comme commerciale, est considérée comme une activité commerciale. Si les revenus issus de cette activité dépassent 10 % des recettes totales de la SCI, l'administration fiscale peut requalifier la société et imposer son passage à l'impôt sur les sociétés. Ce changement entraîne des obligations comptables renforcées et une imposition différente, mais permet en contrepartie d'amortir le bien et le mobilier.
La vente d'un bien immobilier détenu en SCI familiale
La vente d'un bien détenu en SCI familiale nécessite une décision collective. En principe, les statuts de la société prévoient que cette décision doit être votée en assemblée générale, souvent à l'unanimité des associés. Une fois l'accord obtenu, le gérant peut engager la société dans la promesse de vente puis dans l'acte définitif.
Le régime des plus-values applicable dépend du régime fiscal de la SCI. Si elle est soumise à l'IR, la plus-value est calculée selon les règles des particuliers et imposée au nom de chaque associé, proportionnellement à ses parts. Si la SCI est à l'IS, la plus-value est imposée au niveau de la société selon les règles des entreprises.
Avant toute vente, il est essentiel de réaliser une estimation immobilière précise. Les conseillers Capifrance vous proposent une évaluation fiable de votre bien, première étape indispensable pour fixer un prix de vente cohérent et maximiser vos chances de succès.
Comment créer une SCI familiale avec ses enfants ou ses parents ?
La création d'une SCI en couple ou avec ses parents pour acheter une maison
La SCI familiale s'adapte à différentes configurations familiales et permet de concrétiser des projets immobiliers communs. Vous pouvez créer une SCI entre époux pour acquérir une résidence secondaire, entre parents et enfants pour transmettre progressivement un patrimoine, ou même entre cousins pour partager une maison de vacances. L'essentiel est que tous les associés soient unis par un lien de parenté ou d'alliance.
Prenons un cas concret : un couple de parents souhaite acheter une maison avec leur fils ou leur fille majeur(e). En créant une SCI familiale à trois, ils répartissent les parts sociales selon leur apport financier respectif (par exemple 40 % pour chaque parent et 20 % pour l'enfant). Cette structure facilite l'acquisition commune du bien tout en organisant dès le départ la gestion et la transmission future. Les décisions importantes sont prises en assemblée générale selon les règles définies dans les statuts, ce qui évite les blocages fréquents en indivision.
La SCI offre également une grande liberté dans la répartition des droits : vous pouvez prévoir que les parents conservent la majorité des droits de vote même si la répartition des parts évolue, ou au contraire donner progressivement plus de pouvoir décisionnel aux enfants.
L'apport en nature et la donation de parts dans le cadre d'une succession
La SCI familiale se révèle particulièrement efficace pour préparer la transmission patrimoniale aux héritiers. Deux mécanismes principaux permettent d'optimiser cette transmission tout en réduisant les droits de succession.
La donation de parts sociales constitue le levier fiscal le plus attractif. Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans, en franchise de droits. En fractionnant la transmission sur plusieurs années, vous transmettez progressivement votre patrimoine immobilier sans fiscalité lourde, tout en conservant la gestion du bien via la SCI. Cette stratégie permet de transmettre des montants importants en profitant régulièrement des abattements.
L'apport en nature permet d'intégrer un bien immobilier existant au capital de la SCI. Si vous possédez déjà une maison ou un appartement, vous pouvez l'apporter à la SCI en contrepartie de parts sociales. Cette opération facilite ensuite la donation progressive des parts aux enfants, plutôt que de transmettre directement le bien en pleine propriété.
Enfin, le démembrement de parts offre une solution particulièrement avantageuse dans le cadre d'une succession. Les parents conservent l'usufruit des parts (et donc les revenus locatifs éventuels et l'usage du bien), tandis que les enfants reçoivent la nue-propriété. Au décès des parents, les enfants deviennent automatiquement pleins propriétaires des parts sans droits de succession supplémentaires sur la valeur de l'usufruit. Cette technique réduit considérablement la base taxable tout en protégeant les parents.
Comment gérer et dissoudre une SCI familiale ?
Le rôle du gérant et le compte bancaire de la SCI
Le gérant d'une SCI familiale assure la gestion courante de la société et en représente les intérêts au quotidien. Désigné dans les statuts ou lors d'une assemblée générale, il gère les biens immobiliers, signe les contrats de location, convoque les assemblées générales et rend compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an. Ses pouvoirs peuvent être étendus ou limités selon les dispositions statutaires.
L'ouverture d'un compte bancaire dédié à la SCI est indispensable dès la création de la société. Ce compte permet de séparer les flux financiers de la SCI de ceux des associés, facilitant ainsi la traçabilité des opérations et le respect des obligations comptables et fiscales. Les loyers perçus, les charges payées, les remboursements d'emprunts et les distributions aux associés transitent par ce compte. Cette séparation garantit une gestion transparente et sécurise les prises de décision collectives en assemblée.
La dissolution ou la fermeture d'une SCI familiale
La dissolution d'une SCI familiale peut intervenir dans plusieurs situations : arrivée du terme prévu dans les statuts, décision unanime des associés, réalisation de l'objet social ou décision judiciaire. La procédure débute par un vote en assemblée générale extraordinaire, où les associés actent la dissolution et désignent un liquidateur chargé de régler les dettes, vendre les biens et répartir le solde.
Une fois la liquidation achevée, le liquidateur doit publier un avis dans un journal d'annonces légales, puis déposer un dossier de radiation via le guichet unique. Cette formalité entraîne la radiation de la SCI au registre du commerce et des sociétés, mettant fin à son existence juridique. Si les statuts sont bien rédigés et anticipent la durée de vie de la société, la dissolution reste une démarche simple et encadrée, sans complication majeure pour les associés.
Votre conseiller Capifrance vous accompagne dans votre projet de SCI familiale
La SCI familiale représente une solution patrimoniale efficace pour acheter, gérer et transmettre un bien immobilier en famille. Bien comprendre le fonctionnement de la SCI vous permet de sécuriser votre projet et d'optimiser votre gestion patrimoniale sur le long terme.
Les conseillers immobiliers Capifrance vous accompagnent à chaque étape : estimation précise de votre bien, recherche du bien idéal adapté à votre structure familiale, et conseils personnalisés pour concrétiser votre projet immobilier en toute sérénité. Contactez dès aujourd'hui un conseiller Capifrance pour transformer votre projet de SCI familiale en réalité !
Questions fréquentes sur la SCI familiale
Combien de personnes faut-il pour créer une SCI familiale ?
Il faut au minimum deux associés liés par un lien de parenté ou d'alliance pour créer une SCI familiale. Il n'existe pas de maximum légal : vous pouvez intégrer autant de membres de votre famille que nécessaire. En pratique, la plupart des SCI familiales comptent entre deux et dix associés, souvent des parents, des enfants, des frères et sœurs ou des conjoints. Au-delà, la gestion collective peut devenir complexe et nécessite des statuts particulièrement précis pour éviter les blocages lors des prises de décision en assemblée générale.
SCI familiale, indivision, donation ou démembrement : que choisir ?
Chaque solution répond à des objectifs différents. L'indivision est le régime par défaut après un héritage, mais elle reste rigide et peut créer des conflits entre héritiers. La SCI familiale offre une grande liberté de gestion et facilite la transmission progressive des parts. La donation permet une transmission directe du patrimoine immobilier, avec des abattements fiscaux intéressants tous les 15 ans. Le démembrement de propriété sépare l'usufruit (droit d'usage et de percevoir les loyers) et la nue-propriété, ce qui permet de transmettre progressivement tout en conservant la jouissance du bien. Votre choix dépendra de vos objectifs patrimoniaux et familiaux.
SCI familiale, SARL de famille ou SAS familiale : quelles différences ?
La SCI familiale est une structure civile dédiée à la gestion d'un patrimoine immobilier, interdisant toute activité commerciale comme la location meublée. La SARL de famille, en revanche, autorise les activités commerciales et permet notamment la location meublée tout en bénéficiant du régime fiscal de l'IR. Elle impose une comptabilité plus lourde et une responsabilité limitée aux apports. La SAS familiale offre encore plus de flexibilité statutaire et une gouvernance sur mesure, mais son cadre juridique et comptable est plus complexe et coûteux à gérer. Choisissez la SCI classique pour gérer un patrimoine locatif nu, et la SARL ou SAS pour une activité commerciale.
Combien coûte la gestion annuelle d'une SCI familiale ?
Les frais de gestion annuels d'une SCI familiale se situent généralement entre 500 € et 2 000 € par an. Ce montant inclut la comptabilité (entre 450 € et 850 € pour une SCI à l'IR, jusqu'à 1 500 € ou plus pour une SCI à l'IS), l'organisation des assemblées générales, la déclaration fiscale annuelle (déclaration 2072), les frais bancaires et l'assurance responsabilité civile. Si vous gérez des biens locatifs, ajoutez les éventuels frais de gestion locative. Ces coûts varient selon le régime fiscal choisi, le nombre de biens détenus et le recours ou non à un expert-comptable pour accompagner les héritiers dans leurs démarches.
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.