En 2027, les prix de l'immobilier en France devraient rester globalement stables, avec une légère baisse possible au niveau national et de fortes différences selon les villes et les types de biens. Les prix de l'ancien reculent déjà modérément (-0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026 selon les notaires et l'Insee), les taux de crédit remontent avec l'OAT 10 ans au-dessus de 5 % et l'offre de biens augmente plus vite que la demande. Ces éléments plaident contre une hausse généralisée, sans pour autant annoncer un krach : la pénurie de logements neufs et la résistance des grandes villes et du littoral soutiennent les prix.
En résumé
- Point de départ : prix de l'ancien à -0,8 % sur un an, maisons -1,3 %, appartements -0,1 %, Paris autour de 9 560 €/m².
- Facteur clé pour 2027 : le coût du crédit, avec des taux moyens de 3,51 % sur 20 ans en novembre 2026 et un risque de 4 % début 2027.
- Scénario central : prix nationaux entre -2 % et +1 % en 2027, volumes autour de 900 000 ventes.
- Les écarts locaux resteront plus importants que la tendance nationale.
Où en sont les prix immobiliers fin 2026 ?
Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
Prix des logements anciens sur un an (T2 2026) | -0,8 % | Notaires-Insee |
Maisons / appartements | -1,3 % / -0,1 % | Notaires-Insee |
Projection à fin novembre 2026 | -0,4 % (maisons) / -0,5 % (appartements) | Notaires |
Ventes sur 12 mois à fin août 2026 | 951 000 (+3,6 %) | Notaires |
Prévision de ventes 2026 | 900 000 à 920 000 | Notaires, Fnaim |
Marge moyenne de négociation | 4,8 % | Laforêt |
Les indices officiels sont publiés chaque trimestre par l'Insee et les notaires ; vous pouvez suivre les tendances sur le site officiel des notaires de France.
Prix signés et prix affichés : pourquoi les chiffres divergent
Les notaires mesurent des prix de vente réellement signés, avec plusieurs mois de décalage. Les portails mesurent des prix affichés dans les annonces, en temps réel. En 2026, Bien'ici constate une légère hausse des prix affichés des appartements (+0,7 %) quand les notaires observent une quasi-stabilité des prix signés. L'écart s'explique par la négociation : environ 9 ventes sur 10 se concluent sous le prix de l'annonce, avec une remise moyenne de 4,8 % selon Laforêt.
Des volumes de ventes qui s'essoufflent
Après une reprise nette en 2025, le nombre de ventes ralentit : les notaires envisagent environ 920 000 transactions à la fin de 2026, et la Fnaim une fourchette de 900 000 à 920 000. Moins de ventes ne signifie pas forcément une baisse des prix, mais traduit un marché plus sélectif où les acheteurs prennent leur temps.
Les facteurs qui feront bouger les prix en 2027
Les taux de crédit, premier moteur
Le taux moyen sur 20 ans atteint 3,51 % en novembre 2026. Plusieurs courtiers évoquent un passage au-delà de 4 % au premier trimestre 2027. À revenus constants, chaque hausse de 0,5 point réduit la capacité d'emprunt d'environ 5 %, ce qui limite les prix que les acheteurs peuvent payer. Pour traduire ces tendances en valeur concrète pour votre logement, demandez une estimation immobilière gratuite.
L'OAT et le budget de l'État
L'OAT 10 ans a franchi 5 % le 21 octobre 2026. Son évolution dépendra de la crédibilité du budget 2027 et de la notation de la France. Une détente obligataire serait le meilleur soutien des prix ; une nouvelle tension les fragiliserait.
L'élection présidentielle de 2027
Les années électorales s'accompagnent souvent d'un attentisme des ménages et d'incertitudes fiscales. L'effet porte surtout sur le nombre de ventes, moins sur les prix.
Le DPE et la réglementation
Le nouveau calcul du DPE au 1er janvier 2027 améliore l'étiquette de nombreux logements chauffés à l'électricité, ce qui réduit la décote de certains biens. À l'inverse, l'interdiction de louer les logements F en 2028 pourrait pousser des bailleurs à vendre et augmenter l'offre de biens énergivores.
Le manque de logements neufs
Mises en vente et réservations restent en recul dans le neuf. Cette sous-production soutient la demande dans l'ancien à moyen terme.
La fiscalité locale et nationale
La hausse attendue des bases de la taxe foncière en 2027, les majorations de taxe d'habitation sur les résidences secondaires dans les zones tendues et les débats du budget 2027 sur la fiscalité des locations meublées influencent la demande des investisseurs et des acheteurs de résidences secondaires, surtout dans les zones touristiques.
L'emploi et le pouvoir d'achat des ménages
L'emploi résiste globalement, mais l'inflation, remontée en 2026 avec les prix de l'énergie, pèse sur le budget des ménages. Un ralentissement économique réduirait le nombre d'acheteurs ; une amélioration le soutiendrait.
Trois scénarios pour les prix immobiliers en 2027
Scénario optimiste : légère reprise
Inflation en reflux, BCE en pause, OAT sous 4,5 % : les taux se détendent à partir de la mi-2027 et les prix progressent de 1 à 2 %, surtout dans les grandes villes et sur le littoral.
Scénario central : stabilité avec ajustements locaux
Taux moyens entre 3,6 % et 4 %, prix nationaux entre -2 % et +1 %, maisons et biens énergivores en léger recul, petites surfaces bien placées stables. Les annonces immobilières de votre ville montrent déjà ces ajustements à l'échelle locale.
Scénario pessimiste : nouvelle correction
OAT durablement au-dessus de 5,25 % et nouveau relèvement de la BCE : taux moyens au-delà de 4 %, reports de projets, prix en baisse de 3 à 5 % et davantage pour les biens énergivores.
Des évolutions très différentes selon les villes
Brest (+5,8 %), Rouen (+2,8 %) et Dijon (+2,6 %) progressent, Lyon (-0,4 %) et Bordeaux (-0,2 %) s'ajustent, Nantes recule (-3,1 % sur les appartements). Paris se stabilise après une correction d'environ 12 % depuis 2023. Les villes moyennes accessibles et les zones périurbaines attirent des ménages en quête d'espace. Pour votre projet, seule compte la tendance de votre secteur.
Le neuf et l'ancien ne suivent pas la même trajectoire
Dans le neuf, les prix affichés reculent et les réservations restent en baisse sur un an. La faible production de logements neufs reporte une partie de la demande vers l'ancien, ce qui limite la baisse des prix des logements anciens bien situés.
Ce que la tendance des prix change pour les vendeurs, les acheteurs et les investisseurs
Une même tendance nationale n'a pas les mêmes conséquences selon votre projet. Voici comment l'interpréter en 2027.
Pour les propriétaires vendeurs
Dans un marché stable à légèrement baissier, le prix de départ devient décisif. Les biens surévalués restent en ligne plusieurs mois et se négocient fortement, tandis que les biens au juste prix se vendent dans des délais raisonnables. Si votre projet est prévu en 2027, faites estimer votre bien dès maintenant et préparez votre dossier pour profiter du printemps, la période la plus active. Un conseiller Capifrance de votre secteur peut vous aider à choisir le bon moment et le bon prix.
Pour les primo-accédants
Une stabilité des prix associée à une marge de négociation proche de 5 % offre des conditions d'achat plutôt favorables, à condition de sécuriser rapidement son financement. Le prêt à taux zéro, prolongé jusqu'à fin 2027, et le projet de PTZ parentalité inscrit dans le budget 2027 (en cours d'examen) peuvent améliorer le plan de financement des ménages éligibles.
Pour les secundo-accédants
Si vous vendez pour racheter, l'évolution des prix vous concerne dans les deux sens : vous vendez un peu moins cher, mais vous achetez aussi dans un marché plus négociable. Le vrai enjeu est le coût du crédit sur le nouveau bien et la bonne coordination des deux opérations.
Pour les investisseurs
Des prix qui s'ajustent dans certaines métropoles ouvrent des points d'entrée intéressants. Mais avec des taux qui approchent 4 %, le rendement net doit être calculé avec rigueur, en tenant compte du DPE du bien et de l'interdiction de louer les logements classés F à partir de 2028.
Pour les propriétaires sans projet
Si vous n'avez pas de projet de vente, une légère baisse nationale n'a pas d'impact concret sur votre patrimoine. Elle doit en revanche vous inciter à entretenir votre bien et à surveiller son étiquette énergétique, qui pèse de plus en plus sur sa valeur future.
Le mot de l'expert
« On me demande souvent si les prix vont baisser en 2027, comme si la réponse allait décider de tout. En réalité, la tendance nationale est faible, de l'ordre de quelques dixièmes de point à un ou deux points, alors que les écarts entre deux biens d'un même quartier peuvent atteindre 10 ou 15 % selon le DPE, l'état ou l'emplacement. Le facteur à suivre de près, ce sont les taux de crédit : ils déterminent directement le budget des acheteurs. Si l'OAT se détend après l'adoption du budget, nous pourrions voir une reprise des volumes au printemps. Si elle reste au-dessus de 5 %, le marché continuera de s'ajuster par la négociation. Dans les deux cas, mon conseil ne change pas : vendeurs, partez sur un prix juste ; acheteurs, sécurisez votre financement et négociez sur des faits plutôt que d'attendre une baisse spectaculaire qui a peu de chances de se produire. »
— Frédéric Rémy, Directeur de la Performance commerciale chez Capifrance
Conclusion
Les prix immobiliers ne devraient ni flamber ni s'effondrer en 2027. Le scénario le plus probable est une stabilité nationale avec des ajustements locaux, sous l'influence des taux de crédit. Plutôt que de spéculer sur la tendance, appuyez-vous sur les données de votre secteur et sur l'accompagnement d'un professionnel.
Pour connaître la valeur de votre bien dans votre ville, demandez une estimation immobilière en ligne gratuite. Si vous achetez, parcourez les annonces immobilières Capifrance et contactez un conseiller local pour analyser les prix du quartier. Vous connaissez un vendeur ? Devenez apporteur d'affaires Capifrance.
FAQ - Questions fréquentes
Y aura-t-il un krach immobilier en 2027 ?
Aucune source sérieuse ne l'anticipe. Le marché s'ajuste par les volumes et par la négociation plutôt que par une chute brutale des prix.
Faut-il attendre 2027 pour acheter moins cher ?
Une baisse éventuelle des prix pourrait être compensée par une hausse des taux. Si votre projet est prêt, négocier aujourd'hui est souvent plus rentable qu'attendre.
Quels biens résistent le mieux ?
Les appartements bien situés, les biens avec un bon DPE et les logements proches des transports et des services.
Où trouver les prix réels de mon quartier ?
Dans la base publique DVF des ventes et auprès d'un conseiller immobilier qui connaît les transactions récentes de votre secteur.
Les prix des appartements vont-ils baisser en 2027 ?
Les appartements résistent mieux que les maisons (-0,1 % sur un an au deuxième trimestre 2026). Une stabilité est le scénario le plus probable, avec des variations selon les villes.
Quand les taux vont-ils baisser ?
Une détente n'est envisageable qu'avec un reflux de l'inflation et une baisse de l'OAT. Les prévisions actuelles évoquent plutôt une hausse modérée jusqu'au début de 2027.
Les prix du neuf vont-ils baisser ?
Les prix affichés dans le neuf reculent déjà et les promoteurs proposent souvent des remises ou des frais de notaire offerts. La faible production pourrait toutefois limiter ces baisses à moyen terme.
Les prix vont-ils baisser à Paris en 2027 ?
Après une correction d'environ 12 % depuis le pic de 2023, Paris se stabilise. Une nouvelle baisse marquée paraît peu probable, sauf forte hausse des taux.
Quels indicateurs suivre pour anticiper l'évolution des prix ?
Surveillez les taux de crédit, l'OAT 10 ans, le nombre de ventes publié par les notaires, la durée moyenne de mise en vente et la marge de négociation dans votre ville. Un conseiller local peut vous les résumer pour votre quartier.
Faut-il acheter avant que les taux n'augmentent encore ?
Si votre projet est mûr et votre financement prêt, sécuriser un taux aujourd'hui protège votre budget. Attendre n'a de sens que si votre projet n'est pas encore défini.
Les prix vont-ils baisser davantage dans les petites villes ?
Les villes moyennes et petites ont des trajectoires très variables : certaines progressent, d'autres reculent. La demande locale, l'emploi et l'état du parc de logements font la différence.
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.