L'investissement locatif saisonnier est-il vraiment plus rentable que la location longue durée ? Quelles démarches engager, quelle fiscalité anticiper et quels coûts intégrer à votre budget ? Ce guide 2026 répond à ces questions, point par point : il décrypte le fonctionnement de la location saisonnière, sa gestion et son cadre fiscal, et vous propose un cas pratique entièrement chiffré pour passer de la théorie aux chiffres. Mis à jour le 01/06/2026.
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En résumé
L'essentiel à retenir avant de vous lancer :
- Marché et opportunité : la location saisonnière conserve un potentiel de rendement locatif supérieur, qui varie fortement selon le micro-marché et la saisonnalité.
- Obligations légales et fiscales 2026 : déclarez votre activité, suivez la réforme issue de la loi Le Meur et vérifiez localement les modalités de déclaration en mairie (Service-Public).
- Critères d'un bien performant : emplacement stratégique, typologie studio / T2, accessibilité et règlement de copropriété compatible avec la location courte durée.
- Gestion et accompagnement :tarification dynamique, recours à une gestion locative ou à une conciergerie locale, et appui d'un conseiller immobilier pour optimiser la rentabilité.
Contactez un conseiller Capifrance pour une estimation précise de la rentabilité sur votre commune.
Comprendre l'investissement locatif saisonnier en 2026
La location meublée saisonnière consiste à mettre un logement meublé à disposition d'une clientèle de passage, pour de courtes durées. Le Code du tourisme (article L.324-1-1) définit le meublé de tourisme comme un logement loué à une clientèle qui n'y élit pas domicile. Un classement officiel, lorsqu'il est obtenu, renforce la visibilité commerciale et peut tirer l'ADR (prix moyen par nuitée) vers le haut.
Comparée à la location à l'année, la location courte durée dégage souvent un meilleur rendement au mètre carré. En contrepartie, elle exige une gestion bien plus active : check-in, ménage, maintenance et ajustement constant des tarifs. L'investisseur poursuit trois objectifs : le cash-flow, la valorisation patrimoniale et la maîtrise de la saisonnalité, qu'il pilote à l'aide de KPI suivis régulièrement.
Le contexte a évolué. Depuis 2024, la loi Le Meur et la loi de finances 2025 ont rebattu les cartes de la fiscalité et de la déclaration, en modifiant certains plafonds et abattements applicables aux meublés, classés ou non. Dans le même temps, la formalisation des déclarations locales se renforce et diffère d'une commune à l'autre.
Côté chiffres, les taux d'occupation nationaux oscillent généralement entre 50 % et 70 % selon la destination. Les marchés tendus affichent des ADR et des RevPAR en progression ces dernières années. Pour des données fiables, appuyez-vous sur AirDNA, l'INSEE et les observatoires touristiques.
Avant d'investir, menez une étude de marché locale avec AirDNA et l'analyse des annonces concurrentes. Demandez ensuite un diagnostic local à un conseiller Capifrance pour obtenir une projection personnalisée.
Qu'est-ce qu'une location saisonnière, ou meublé de tourisme ?
Le meublé de tourisme est un logement équipé, pensé pour une clientèle de passage. Il peut être classé ou non classé. Pour une résidence principale, certaines communes plafonnent la location à 120 jours par an. Ce qui distingue cette activité de la location longue durée tient à deux choses : son caractère temporaire et la rotation rapide des occupants.
Le classement meublé de tourisme agit comme un label de qualité. Il rassure les voyageurs et autorise souvent un ADR plus élevé. Avant de vous engager, vérifiez toutefois son impact fiscal et administratif selon votre commune.
Pourquoi choisir l'investissement locatif saisonnier ?
Les atouts sont clairs : un rendement brut potentiellement supérieur et une valorisation plus rapide dans les zones attractives. La flexibilité d'usage vous laisse aussi alterner location et occupation personnelle. À l'inverse, les inconvénients tiennent à une gestion intensive et à la saisonnalité des revenus.
Ces contraintes se maîtrisent avec de la méthode. Sélectionnez soigneusement votre micro-marché, optimisez le logement et adoptez une tarification dynamique. Et n'hésitez pas à externaliser certaines tâches à une conciergerie ou à un service de gestion locative professionnel.
Tendances et chiffres 2026 : demande, saisonnalité, taux d'occupation
Trois indicateurs résument la performance d'un bien : l'ADR, le RevPAR et le taux d'occupation. Ils permettent de se comparer aux moyennes locales et nationales. Sur la Côte d'Azur, en station de montagne ou dans les grandes villes, ADR et taux d'occupation ont progressé.
Les marchés secondaires, eux, présentent des écarts marqués entre haute et basse saison. Pour un benchmarking fiable, croisez AirDNA, les observatoires locaux et les annonces Airbnb/Booking. Surtout, intégrez une marge de sécurité de 20 % pour absorber les imprévus et les périodes creuses.
Choisir un bien à fort potentiel pour la location saisonnière
Le choix du bien conditionne, à lui seul, la réussite de votre investissement locatif saisonnier. Privilégiez un emplacement attractif et une typologie recherchée, et ne faites jamais l'impasse sur trois étapes : étude de marché, visite terrain et simulation financière avant d'acheter.
Vérifiez ensuite le règlement de copropriété et, si nécessaire, la faisabilité d'un changement d'usage. Recherchez la proximité des transports, des plages, des gares ou des sites d'affaires selon votre cible. Un parking ou un local vélo fait souvent grimper l'attractivité.
Enfin, visez un bon rapport prix / volume et une surface adaptée à la demande locale. Les surfaces de 30 à 60 m² conviennent généralement aux studios, T1 et T2. Contactez un conseiller Capifrance pour une estimation locale précise.
Emplacement et micro-marché : quelles zones privilégier ?
Le micro-marché, c'est le quartier immédiat et ses points d'intérêt. Selon votre clientèle cible, priorisez la proximité d'une plage, d'une gare, d'un centre historique ou d'un parc d'affaires. Et analysez la concurrence à l'échelle du quartier, pas seulement de la ville.
Pensez aussi aux règles locales : quotas, plafond de 120 jours pour la résidence principale, changement d'usage. Rapprochez-vous de la mairie ou de Service-Public pour connaître les règles en vigueur.
Typologie et surfaces optimales : studio, T1, T2
Les studios, T1 et T2 offrent souvent le meilleur rendement au mètre carré. Ils séduisent une clientèle large tout en limitant le coût d'achat initial. À titre indicatif : 25 à 35 m² pour un studio, 35 à 55 m² pour un T2 en zone urbaine touristique.
Un T3 peut se justifier pour une clientèle familiale ou en zone de villégiature. Quant aux villas de prestige, elles imposent une gestion premium mais peuvent délivrer un rendement haut de gamme.
Étude de marché locale et outils d'analyse : AirDNA, estimation de la demande
Servez-vous d'AirDNA pour obtenir des données d'ADR, de taux d'occupation et de RevPAR. Complétez avec les annonces Airbnb/Booking et les observatoires locaux. En comparant prestations et prix affichés, vous estimez la demande réelle du secteur.
Construisez ensuite une simulation de rentabilité intégrant les tarifs moyens, l'occupation prévisionnelle et l'ensemble des frais. Là encore, une marge de sécurité de 20 % renforce la solidité de votre business plan.
Cas pratique chiffré : l'exemple d'un studio rentable
Prenons des hypothèses concrètes : prix d'achat de 150 000 €, frais d'acquisition de 8 % (12 000 €) et 15 000 € de travaux. Côté exploitation, un ADR de 90 € la nuit, un taux d'occupation de 60 %, une commission plateformes de 15 % et une conciergerie à 20 %.
Poste | Montant (€) |
|---|---|
Prix d'achat | 150 000 |
Frais d'acquisition (8 %) | 12 000 |
Travaux | 15 000 |
Total investi | 177 000 |
ADR (€/nuit) | 90 |
Taux d'occupation annuel | 60 % |
Revenu brut annuel (90 × 365 × 0,6) | 19 710 |
Commission plateformes (15 %) | 2 956,50 |
Frais conciergerie (20 %) | 3 942 |
Ménage annuel (55 séjours × 30 €) | 1 650 |
Taxe foncière (est.) | 800 |
Charges de copropriété | 1 500 |
Assurance et maintenance | 1 200 |
Total charges annuelles | 12 048,50 |
Revenu net avant impôt | 7 661,50 |
Rendement brut (revenu brut / prix d'achat) | 13,14 % |
Rendement net (revenu net / prix d'achat) | 5,11 % |
Rendement net réel (revenu net / total investi) | 4,33 % |
Ce cas pratique illustre une vérité essentielle : tout se joue dans la prise en compte des charges. Les résultats varient fortement selon la localisation et la qualité de la gestion. Le bon réflexe consiste à tester plusieurs scénarios d'occupation et d'ADR pour mesurer la sensibilité de votre projet.
Travaux, aménagements et équipements pour maximiser les revenus
Les travaux et l'ameublement agissent directement sur l'ADR et le taux d'occupation. Concentrez vos efforts sur les interventions à fort retour : salle d'eau moderne, literie de qualité, cuisine équipée et Wi-Fi haut débit. À cela s'ajoutent des photos professionnelles et une décoration soignée, qui font grimper le taux de conversion.
Budget indicatif : comptez 5 à 10 k€ pour un rafraîchissement léger, 20 à 40 k€ pour une rénovation complète selon la surface. Calibrez l'enveloppe en fonction de l'état initial et du positionnement visé, standard ou prestige.
Côté équipements, l'incontournable : Wi-Fi, climatisation ou chauffage performant, machine à laver, TV, cuisine équipée et literie confortable. Un parking, ou un accord local pour stationner, reste un vrai plus. Enfin, les services payants (petit-déjeuner, location de vélos, conciergerie) peuvent rehausser le prix à la nuit de 10 à 20 %.
Travaux prioritaires et budget rénovation
Commencez par la conformité et la sécurité : électricité, détecteurs, ventilation. Améliorez ensuite le confort : literie, salle d'eau, isolation. L'esthétique et les finitions, enfin, nourrissent les avis clients et soutiennent le taux de réservation.
Équipements indispensables et services à valeur ajoutée
Constituez d'abord une liste minimale : Wi-Fi haut débit, literie de qualité, cuisine équipée, et équipement bébé sur demande. Ajoutez-y des services à valeur ajoutée : ménage professionnel, conciergerie locale, options de petit-déjeuner. Autant d'éléments qui enrichissent l'expérience client et autorisent une tarification plus ambitieuse.
Classement et qualité : le classement meublé de tourisme
Le classement meublé de tourisme est facultatif, mais il apporte visibilité et confiance. La démarche suppose un audit et un certain coût : avant de vous lancer, chiffrez le gain potentiel sur l'ADR pour vérifier qu'il en vaut la peine.
Fixer le prix de location et calculer la rentabilité
La fixation du prix repose sur trois leviers : l'ADR, le taux d'occupation attendu et la saisonnalité. La tarification dynamique, pilotée via un channel manager, permet d'ajuster les tarifs en temps réel. Et le suivi des KPI (ADR, RevPAR, rendement brut et net) reste indispensable pour piloter la performance.
Quelques règles concrètes : définissez un prix plancher, imposez des séjours minimum en haute saison et proposez des réductions hors saison. Pensez enfin à ajuster vos tarifs lors des événements locaux, qui dopent ponctuellement la demande.
Comment définir son prix : ADR, haute saison, stratégie tarifaire
L'ADR correspond au prix moyen par nuitée. Le RevPAR, lui, se calcule en multipliant l'ADR par le taux d'occupation. En pratique, révisez vos tarifs au moins une fois par semaine en haute saison, et toutes les deux semaines hors saison.
Calculs pratiques : rendement brut, rendement net, cash-flow, RevPAR
Retenez ces formules simples : rendement brut = revenus annuels / prix d'achat ; RevPAR = ADR × taux d'occupation ; rendement net = (revenus − charges) / prix d'achat. Appliquées au cas pratique ci-dessus, elles vous donnent des fourchettes réalistes.
Frais à prévoir : charges, conciergerie, fiscalité
N'oubliez aucun poste : taxe foncière, charges de copropriété, assurance, frais de conciergerie (15 à 25 %) et ménage professionnel. Ajoutez-y les commissions des plateformes (10 à 20 %), l'entretien et l'amortissement du mobilier. Et constituez une réserve d'environ 20 % pour les imprévus et les périodes creuses.
Réglementation et fiscalité de la location saisonnière en 2026
Le cadre réglementaire et fiscal a connu des changements récents. Première règle : déclarez votre activité en mairie et obtenez un numéro d'enregistrement si la commune l'exige. Pour une résidence secondaire, un changement d'usage peut s'avérer nécessaire.
Trois grands régimes fiscaux s'offrent à vous : le micro-BIC, le LMNP et le régime réel. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire ; le régime réel autorise la déduction des charges et l'amortissement du bien.
La loi Le Meur et la loi de finances 2025 ont fait évoluer certains seuils. Au moment de déclarer, vérifiez les plafonds et l'abattement applicables, et faites valider votre choix par un expert-comptable.
Enfin, des dispositifs comme le Censi-Bouvard ou la récupération de TVA existent pour le neuf en résidence de services. L'amortissement en LMNP peut également réduire la base imposable. L'intérêt de ces dispositifs dépend toutefois de votre projet et des engagements contractuels.
Encadré juridique. Cet article est informatif. Les règles fiscales et locales évoluent vite : pour un avis personnalisé, consultez un expert-comptable, un avocat ou votre conseiller Capifrance local. Informations valables à la date de publication.
Déclarations locales et règles d'usage : déclaration en mairie, 120 jours
La première formalité est la déclaration de location saisonnière en mairie. Obtenez le numéro d'enregistrement si votre commune l'impose. Certaines villes limitent la location d'une résidence principale à 120 jours par an.
Pour une résidence secondaire, une autorisation de changement d'usage peut être obligatoire, et des sanctions s'appliquent en cas de manquement. Le réflexe à adopter : se renseigner systématiquement auprès de la mairie.
Régimes fiscaux : LMNP, micro-BIC, régime réel, évolutions 2024-2026
Le micro-BIC s'applique automatiquement sous un plafond de recettes et ouvre droit à un abattement forfaitaire. Le régime réel, lui, permet de déduire les charges et d'amortir le bien. Le statut LMNP convient aux loueurs non professionnels et facilite cet amortissement.
La réforme engagée par la loi Le Meur et la loi de finances 2025 modifie les règles pour certains loueurs. Lors de votre déclaration, vérifiez les seuils et abattements en vigueur, et faites valider votre montage par un professionnel.
Dispositifs et optimisations : Censi-Bouvard, amortissement, récupération de TVA
Le dispositif Censi-Bouvard s'applique, sous conditions, aux résidences de services. La récupération de TVA est envisageable pour certains programmes neufs. Et en LMNP au régime réel, l'amortissement du bien et du mobilier vient réduire la base imposable.
Taxes et obligations : taxe de séjour, TVA, plus-value immobilière
Vous devez collecter et reverser la taxe de séjour selon les règles locales. La TVA ne s'applique qu'exceptionnellement à la location meublée touristique, sauf cas particuliers. Quant à la plus-value immobilière à la revente, elle est imposable, avec des exonérations possibles selon la durée de détention.
Gérer et commercialiser sa location saisonnière
La commercialisation repose sur un trio : visibilité, optimisation de l'annonce et gestion opérationnelle. Diffusez votre offre sur plusieurs canaux — Airbnb, Booking, site direct — et synchronisez calendriers et tarifs grâce à un channel manager.
Une annonce optimisée (titre, description orientée expérience, photos professionnelles) augmente mécaniquement les réservations. La gestion des avis et la qualité du service, elles, bâtissent votre réputation. Reste à choisir le mode de gestion adapté à votre disponibilité et à la taille de votre parc.
Gestion en direct ou conciergerie : choix et coûts
La gestion directe réduit les frais, mais réclame du temps et des compétences. La conciergerie locale coûte généralement 15 à 25 % des revenus, en échange d'une vraie réactivité et d'une qualité d'accueil. Si vous gérez à distance ou possédez plusieurs biens, l'externalisation s'impose souvent d'elle-même.
Plateformes et outils : Airbnb, Booking, channel manager, tarification dynamique
Adoptez une stratégie multicanal et synchronisez le tout via un channel manager. Appuyez-vous sur AirDNA pour le benchmarking, et sur des outils de revenue management pour affiner votre tarification dynamique.
Expérience client : photos pro, description, avis
Investissez dans des photos professionnelles et un livret d'accueil clair. Rédigez une description orientée bénéfices, qui parle de l'expérience plus que des mètres carrés. Et répondez vite aux avis, en corrigeant les points qui reviennent.
Gestion opérationnelle : check-in, ménage, maintenance, copropriété
Mettez en place des procédures pour le check-in, l'état des lieux et le check-out. Contractualisez le ménage professionnel et la maintenance préventive. Enfin, respectez le règlement de copropriété et tenez le syndic informé pour éviter tout conflit.
Financement, assurances et aspects juridiques
Le montage financier s'articule autour du prêt immobilier, de l'apport et de la capacité d'emprunt. Préparez un dossier solide, étayé par une simulation de cash-flow et une étude de marché locale. Les prêts longue durée augmentent l'effet de levier tout en allégeant la charge mensuelle.
Côté couverture, l'assurance propriétaire non-occupant et une multirisque adaptée sont indispensables. À noter : la garantie loyers impayés (GLI) est généralement inadaptée au saisonnier. Discutez des extensions possibles avec votre assureur.
Montage financier et prêt immobilier
Posez les bons paramètres : apport, durée, taux d'intérêt. Intégrez les revenus locatifs à votre capacité d'emprunt, dans les limites fixées par la banque. Et présentez un business plan clair : c'est votre meilleur argument pour négocier un bon taux.
Assurances et garanties indispensables
Veillez à disposer d'une assurance multirisque et d'une couverture responsabilité civile. Vérifiez surtout leur compatibilité avec la location courte durée, et envisagez des garanties complémentaires selon le niveau de risque.
Bail, statut locatif, types de contrat et durée
La location saisonnière s'appuie sur des contrats saisonniers ou des conditions générales adaptées. Le bail mobilité constitue une alternative pour certaines situations spécifiques. Dans tous les cas, prévoyez des clauses claires sur l'annulation et les dégâts.
Risques juridiques : conformité, sanctions, nuisances en copropriété
Les principaux risques ? Amendes pour non-déclaration, retrait d'autorisation, conflits en copropriété. La parade tient en deux mots : mise en conformité et déclaration en mairie. En cas de litige, faites appel à un conseiller juridique.
Cas particuliers : neuf, prestige, viager, commerces
Chaque typologie appelle une approche spécifique. Le neuf ouvre parfois droit à la récupération de TVA et à des dispositifs fiscaux. Le prestige réclame une gestion premium et des assurances sur mesure.
Le viager, lui, complique souvent l'exploitation touristique en raison des droits d'usage. Quant aux conversions en locaux commerciaux ou en résidences de tourisme, elles impliquent des règles de TVA et des autorisations particulières. Chacun de ces cas mérite l'analyse d'un conseiller local et d'un expert fiscal.
Investir dans le neuf : dispositifs
Le neuf en résidence de services peut donner accès au Censi-Bouvard et à la récupération de TVA. Soyez toutefois attentif aux engagements locatifs et à la qualité de l'exploitant.
Biens de prestige : villas, marché, gestion
Les villas affichent un tarif à la nuit élevé, mais exigent un marketing ciblé. Conciergerie premium, sécurité et entretien y constituent des postes de dépense importants.
Viager : stratégies mixtes
Le viager met en jeu usufruit et nue-propriété. Ces montages nécessitent un conseil juridique et fiscal approfondi avant toute exploitation.
Locations liées à une activité commerciale et services
Les résidences de tourisme et les conversions commerciales relèvent souvent d'une TVA spécifique. Elles supposent des autorisations et un montage fiscal adapté.
Bonnes pratiques, KPI et pièges à éviter
Pilotez votre projet à l'aide d'un tableau de bord simple. Appliquez des bonnes pratiques concrètes et anticipez les risques. Suivez les KPI qui comptent : taux d'occupation, ADR, RevPAR, rendement net et cash-flow.
À l'inverse, fuyez les trois erreurs classiques : la non-déclaration, la sous-estimation des frais et le non-respect du règlement de copropriété. Et gardez une réserve financière d'au moins 20 % pour sécuriser l'ensemble.
10 bonnes pratiques pour maximiser la rentabilité
- Réaliser une étude de marché locale avant l'achat.
- Prioriser l'emplacement et le micro-marché.
- Optimiser l'annonce (photos pro, SEO de l'annonce).
- Mettre en place une tarification dynamique via un channel manager.
- Sélectionner les équipements indispensables (Wi-Fi, climatisation, literie).
- Confier le ménage à des professionnels.
- Externaliser la gestion si vous êtes à distance.
- Suivre les KPI chaque mois et ajuster la stratégie.
- Prévoir une marge de sécurité financière (20 %).
- Se conformer aux obligations locales (déclaration en mairie).
Pièges fréquents et comment les éviter
Évitez la non-déclaration et budgétez vos charges au plus juste. Vérifiez le règlement de copropriété avant l'acquisition. Anticipez la maintenance et sécurisez les assurances adaptées.
Tableau de bord : indicateurs à suivre
KPI | Formule | Fréquence | Objectif |
|---|---|---|---|
Taux d'occupation | Nuits louées / nuits disponibles | Mensuel | Variable selon marché |
ADR | Revenus / nuits louées | Mensuel | Optimiser selon segment |
RevPAR | ADR × taux d'occupation | Mensuel | Comparer au marché |
Rendement net | (Revenus − Charges) / prix d'achat | Annuel | 5 % + selon cible |
Coût par réservation | Frais totaux / nombre de réservations | Mensuel | Réduire par optimisation |
Pourquoi se faire accompagner par un conseiller immobilier local Capifrance
Un conseiller immobilier local Capifrance vous apporte un diagnostic de marché précis et une estimation de loyer réaliste. Il vous épaule sur le montage financier, la mise en conformité administrative et la sélection d'artisans et de conciergeries locales. Sa connaissance fine du micro-marché vous aide à optimiser l'emplacement, la typologie et la stratégie tarifaire.
Témoignage. « Mme Dupont, propriétaire à Nice, a confié à Capifrance l'estimation, la rénovation et la mise en location saisonnière. Résultat : un taux d'occupation en hausse de 25 % dès la première année. »
Obtenez un diagnostic local gratuit avec un conseiller Capifrance pour votre projet.
Conclusion
- Choisir l'emplacement et la typologie adaptés au micro-marché est la première clé du succès.
- Simuler la rentabilité en intégrant tous les frais est indispensable.
- Optimiser le bien par des travaux ciblés, un ameublement soigné et des photos pro améliore l'ADR et l'occupation.
- Respecter les obligations locales et la fiscalité protège votre projet.
- Piloter via les KPI et ajuster la tarification dynamique régulièrement.
- Externaliser la gestion à une conciergerie locale est souvent judicieux pour les investisseurs à distance.
Pour sécuriser et réussir votre projet, contactez un conseiller Capifrance local : il vous accompagnera sur le diagnostic, le montage financier, la mise en conformité et la gestion. Vous cherchez un bien à vendre avec fort potentiel de rentabilité locative ? Consultez nos annonces immobilières dans toute la France pour trouver votre pépite !
FAQ
Quelles démarches administratives pour lancer une location saisonnière ?
Effectuez en priorité la déclaration en mairie et, le cas échéant, demandez une autorisation de changement d'usage pour une résidence secondaire. Les règles (comme le plafond de 120 jours) varient selon la commune : rapprochez-vous de la mairie ou d'un conseiller local.
Quel rendement peut-on attendre d'un investissement locatif saisonnier ?
Tout dépend de l'emplacement, de la typologie et de la gestion. On observe généralement des fourchettes de 4 % à 8 % brut pour des biens bien gérés, avec des écarts selon la saisonnalité et le niveau de charges.
Quel régime fiscal choisir pour une location saisonnière en 2026 ?
Le choix dépend de vos recettes et de vos charges : le micro-BIC est simple lorsque les recettes sont modestes, tandis que le régime réel permet d'amortir le bien et de déduire les charges. Le statut LMNP est fréquent pour les loueurs non professionnels. Consultez un expert-comptable.
Comment gérer une location saisonnière à distance ?
La solution la plus simple consiste à externaliser à une conciergerie locale (check-in, ménage, maintenance) ou à confier la gestion à un mandataire. Cela représente en général 15 à 25 % des revenus, mais sécurise durablement l'exploitation.
Quelles assurances et garanties pour sécuriser un bien en location courte durée ?
Les indispensables : une assurance propriétaire non-occupant et une multirisque adaptée à la location saisonnière. La garantie loyers impayés vise surtout les locations longues ; pour le saisonnier, vérifiez les extensions possibles avec votre assureur.
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.