Combien coûte aujourd'hui un crédit immobilier sur 10, 15, 20 ou 25 ans ? Cet article présente les taux de crédit immobilier de septembre 2026, leur évolution récente et les facteurs qui les expliquent. Il propose également trois scénarios de prévisions pour les prochains mois et pour 2027, ainsi que des conseils pour les acquéreurs et pour les propriétaires vendeurs. Pour une analyse personnalisée de votre projet, les conseillers immobiliers Capifrance vous accompagnent partout en France et peuvent vous mettre en relation avec des courtiers immobiliers partenaires afin de négocier les meilleures conditions d'emprunt.
Informations à jour en septembre 2026.
En résumé
• Les taux de septembre 2026. Le taux le plus bas s'échelonne de 2,75 % (10 ans) à 3,20 % (25 ans), le taux moyen de 3,08 % à 3,43 %, et le taux au barème du marché reste stable depuis plusieurs mois, entre 3,48 % et 3,98 % selon la durée.
• La tendance. Quasi-stabilité sur les durées courtes et légère remontée sur les durées longues depuis 6 mois et 1 an ; des conditions qui restent néanmoins nettement plus favorables qu'au pic du cycle de hausse de 2023.
• Les facteurs à surveiller. La politique monétaire de la BCE, la tension sur l'OAT française à 10 ans (environ 4,10 % à la mi-août), le contexte budgétaire national, l'évolution de l'inflation et la réforme du PTZ 2026.
• Notre recommandation. Les acquéreurs sérieux ont intérêt à se positionner sans attendre une hypothétique baisse des taux, et les propriétaires vendeurs à se lancer sereinement, idéalement accompagnés par un conseiller immobilier Capifrance local.
Les taux immobiliers de septembre 2026 : les chiffres par durée d'emprunt
Chaque mois, le marché du crédit immobilier français peut être lu à travers trois familles de taux : le taux le plus bas, réservé aux dossiers les plus solides et aux profils les mieux négociés ; le taux moyen, qui reflète la pratique constatée sur l'ensemble des établissements bancaires et courtiers du marché ; et le taux au barème du marché, qui correspond aux grilles catalogue affichées par les banques avant toute négociation individuelle. Voici la photographie de ces trois indicateurs pour le mois de septembre 2026, par durée d'emprunt.
Durée | Taux le plus bas | Taux moyen | Taux barème du marché |
10 ans | 2,75 % | 3,08 % | 3,48 % |
15 ans | 2,99 % | 3,17 % | 3,71 % |
20 ans | 3,10 % | 3,34 % | 3,84 % |
25 ans | 3,20 % | 3,43 % | 3,98 % |
Ces données sont établies à partir d'un panel national de banques, de réseaux mutualistes et de courtiers, en cohérence avec les repères publiés par l'Observatoire Crédit Logement/CSA et la Banque de France. Elles permettent de resituer votre projet, que vous empruntiez sur une courte durée pour limiter le coût total du crédit ou sur une durée plus longue pour préserver votre mensualité.
Le taux sur 10 ans : la durée la plus avantageuse, mais la moins accessible
Avec un taux le plus bas à 2,75 % et un taux moyen à 3,08 %, le crédit sur 10 ans reste en septembre 2026 la durée la moins coûteuse en intérêts cumulés. Elle s'adresse toutefois à un public particulier : ménages disposant d'un apport important, investisseurs cherchant à limiter le coût global d'une opération, ou emprunteurs en fin de carrière souhaitant solder leur crédit rapidement. La mensualité étant mécaniquement plus élevée que sur une durée longue, cette option suppose une capacité de remboursement confortable.
Le taux sur 15 ans : un compromis pour les budgets établis
Le taux le plus bas sur 15 ans s'établit à 2,99 % en septembre 2026, pour un taux moyen de 3,17 %. Cette durée intéresse les emprunteurs qui souhaitent limiter le coût total du crédit tout en conservant une mensualité raisonnable. Elle reste particulièrement recherchée par les ménages à deux revenus stables, disposant d'un apport de l'ordre de 10 à 15 % du montant de l'opération.
Le taux sur 20 ans : la durée de référence du marché français
Avec un taux le plus bas de 3,10 % et un taux moyen de 3,34 %, le crédit sur 20 ans demeure la durée la plus souscrite en France, car elle offre le meilleur équilibre entre mensualité accessible et coût total maîtrisé. C'est également la durée de référence utilisée par la plupart des observatoires et des simulateurs pour comparer les évolutions mensuelles du marché.
Le taux sur 25 ans : la durée qui préserve le pouvoir d'achat immobilier
Le taux le plus bas sur 25 ans atteint 3,20 % en septembre 2026, pour un taux moyen de 3,43 %. Cette durée, désormais largement banalisée depuis l'allongement structurel des plans de financement observé depuis 2023-2024, permet aux primo-accédants et aux ménages aux revenus plus contraints de maximiser leur capacité d'emprunt en réduisant la mensualité, au prix d'un coût total du crédit plus élevé.
Sur l'ensemble des durées, l'écart entre le taux le plus bas et le taux au barème du marché reste significatif : il varie de 0,73 point sur 10 ans à 0,78 point sur 25 ans. Cet écart illustre l'importance de la qualité du dossier, de la mise en concurrence des établissements et du recours à un courtier ou à un conseiller immobilier pour accéder aux meilleures conditions plutôt qu'au taux catalogue.
Évolution des taux de crédit immobilier depuis 6 mois, 1 an et 3 ans
Pour bien comprendre le niveau actuel des taux, il est utile de le replacer dans une perspective de moyen terme. Le tableau ci-dessous compare le taux le plus bas de septembre 2026 à celui observé six mois plus tôt (mars 2026) et un an plus tôt (septembre 2025).
Durée | Sept. 2026 | Mars 2026 (-6 mois) | Sept. 2025 (-1 an) |
10 ans | 2,75 % | 2,78 % | 2,79 % |
15 ans | 2,99 % | 2,95 % | 2,85 % |
20 ans | 3,10 % | 2,95 % | 2,94 % |
25 ans | 3,20 % | 3,10 % | 3,06 % |
Sur les six derniers mois, la tendance est celle d'une quasi-stabilité pour les durées courtes (10 et 15 ans), et d'une légère remontée pour les durées longues (20 et 25 ans), qui ont gagné entre 0,10 et 0,15 point depuis mars 2026. Sur un an, le constat est similaire : les taux sur 10 et 15 ans évoluent dans un couloir étroit, tandis que les taux sur 20 et 25 ans se sont un peu tendus, de l'ordre de 0,14 à 0,16 point, sous l'effet conjugué de la remontée des taux directeurs de la BCE au printemps et de la tension sur les rendements obligataires observée cet été.
Sur trois ans, la comparaison change radicalement d'échelle. Entre l'été 2022 et l'automne 2023, la France a connu la remontée de taux la plus rapide et la plus marquée depuis le début des années 2000, dans le sillage du resserrement monétaire de la Banque centrale européenne, qui a procédé à dix hausses consécutives de ses taux directeurs entre juillet 2022 et septembre 2023, portant son taux de dépôt jusqu'à 4,00 %. En septembre 2023, en pleine phase de resserrement, le taux moyen d'un crédit immobilier sur 20 ans avoisinait 4,00 % à 4,20 % selon les établissements et les profils, contre 3,34 % en moyenne aujourd'hui pour la même durée. L'écart, de l'ordre de 70 à 90 points de base, montre que malgré les tensions observées ces derniers mois, les emprunteurs de septembre 2026 restent dans une situation nettement plus favorable qu'il y a trois ans.

Analyse des facteurs d'évolution des taux d'emprunt immobilier en France
Plusieurs moteurs, souvent imbriqués, expliquent les mouvements observés ces derniers mois. Voici les principaux facteurs à surveiller pour anticiper la suite.
La politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Après une longue période de stabilité, la BCE a procédé en juin 2026 à une hausse de ses taux directeurs, la première depuis trois ans, portant le taux de refinancement principal à 2,40 %, le taux de dépôt à 2,25 % et le taux de prêt marginal à 2,65 %. Réunie le 23 juillet 2026, elle a choisi de marquer une pause, sans revenir sur cette hausse. La réunion de septembre, accompagnée de nouvelles projections macroéconomiques d'inflation et de croissance, sera scrutée de près : elle pourrait soit confirmer cette pause, soit ouvrir la voie à un nouveau resserrement si l'inflation ne confirme pas son reflux. Les banques commerciales, qui se refinancent en partie auprès de la BCE, répercutent ces mouvements avec un décalage de quelques semaines à quelques mois sur leurs barèmes de crédit immobilier, en fonction de leur stratégie commerciale propre.
Le rendement des OAT (Obligations Assimilables du Trésor) à 10 ans. L'OAT 10 ans sert de référence de long terme pour la tarification des crédits immobiliers, en particulier sur les durées de 20 et 25 ans. Or, cet été, ce rendement a connu une tension notable : après avoir frôlé les 4 % au printemps, il a franchi ce seuil en quelques séances pour atteindre environ 4,10 % à la mi-août 2026, son niveau le plus élevé depuis plusieurs années. Cette hausse traduit l'exigence croissante des investisseurs internationaux, qui demandent une rémunération plus élevée pour financer la dette française sur longue période, dans un contexte de vigilance accrue sur la trajectoire budgétaire du pays. Une hausse durable de l'OAT tend mécaniquement à pousser les barèmes bancaires vers le haut, notamment sur les durées longues, plus sensibles à ce paramètre.
La situation des finances publiques et la perception du risque souverain. La dette publique française a atteint environ 3 559 milliards d'euros fin août 2026, soit 118,3 % du PIB, et le déficit 2026 est désormais estimé entre 4,9 % et 5,3 % du PIB selon les institutions (FMI, Commission européenne, S&P). Pour financer ces besoins, l'Agence France Trésor prévoit d'émettre plus de 530 milliards d'euros de dette en 2026, un niveau record. Si l'agence S&P a maintenu fin mai 2026 la note de la France à « A+ », jugeant l'attitude du gouvernement rassurante, Moody's et Fitch ont pour leur part abaissé leur note, estimant peu probable que l'objectif de réduction du déficit à 2,7 % du PIB d'ici 2027 soit atteint. Cette perception plus prudente des agences de notation contribue directement à la tension observée sur les OAT, et donc, indirectement, sur les taux de crédit immobilier.
L'inflation et la conjoncture économique. Après une année 2025 particulièrement calme sur le front des prix (+0,9 % sur l'ensemble de l'année selon l'Insee), l'inflation française a repris de la vigueur au printemps 2026, avant de refluer à 1,8 % sur un an en juin, après 2,4 % en mai. Cette trajectoire, encore incertaine, reste l'un des paramètres les plus surveillés par la BCE pour orienter sa politique monétaire des prochains mois : un retour durable vers l'objectif de 2 % ouvrirait la voie à un assouplissement, tandis qu'une nouvelle poussée inflationniste inciterait à la prudence, voire à un nouveau resserrement.
Les nouveaux dispositifs publics en faveur de l'accession à la propriété. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) a été profondément réformé pour 2026 : il est désormais accessible à une quatrième tranche de revenus, élargissant l'accès aux classes moyennes jusque-là exclues du dispositif, peut financer jusqu'à 50 % du montant de l'opération dans les zones éligibles, et a retrouvé la possibilité de financer des maisons individuelles neuves sur l'ensemble du territoire, y compris en zone détendue. Prolongé jusqu'au 31 décembre 2027, ce dispositif ne modifie pas directement le niveau des taux de marché, mais il améliore sensiblement la capacité d'achat des primo-accédants en réduisant le montant à financer par un crédit classique, ce qui a un effet direct sur le montant des intérêts payés.
Le contexte géopolitique national et international. Sans entrer dans un quelconque débat politique, il convient de noter que les incertitudes géopolitiques internationales, ainsi que le climat d'instabilité institutionnelle observé en France autour de la préparation du budget 2027, entretiennent une forme de prudence chez les investisseurs obligataires comme chez les ménages. Cette incertitude pèse à la fois sur les marchés financiers, via une prime de risque plus élevée exigée sur la dette française, et sur la confiance des acquéreurs, dont certains reportent leur projet immobilier dans l'attente d'une meilleure visibilité. Les prix de l'énergie et des matières premières, sensibles aux tensions internationales, contribuent également, de façon indirecte, à la trajectoire de l'inflation et donc à celle des taux.
La stratégie commerciale des banques et la concurrence bancaire. Enfin, au-delà des grands indicateurs macroéconomiques, chaque établissement bancaire ajuste ses barèmes en fonction de ses propres objectifs de production de crédits, de sa collecte d'épargne et de son positionnement commercial. C'est ce qui explique que le taux au barème du marché reste stable depuis plusieurs mois (3,48 % à 3,98 % selon la durée), alors même que les taux les plus bas, réservés aux meilleurs dossiers, connaissent de légères variations d'un mois sur l'autre : certaines banques choisissent de rester agressives sur les meilleurs profils pour dynamiser leur production, sans pour autant modifier leurs grilles catalogue.
Prévisions : quelles tendances pour les taux immobiliers dans les prochains mois et en 2027 ?
Établir des prévisions fiables sur l'évolution des taux de crédit immobilier suppose de croiser plusieurs trajectoires : celle de l'inflation, celle de la politique monétaire de la BCE, celle des OAT et donc de la perception du risque souverain français, et celle du contexte budgétaire et géopolitique. Sur cette base, les professionnels du secteur envisagent pour 2027 une fourchette assez large, comprise entre environ 2,4 % et 5 % selon les durées et les scénarios retenus. Afin d'aider les futurs emprunteurs à se projeter, nous détaillons ci-dessous trois scénarios raisonnables : un scénario optimiste, un scénario réaliste (le plus probable en l'état actuel des informations disponibles), et un scénario pessimiste.
Scénario optimiste : une détente progressive des taux dès le premier semestre 2027
Dans ce scénario, l'inflation poursuit son reflux vers l'objectif de 2 % fixé par la BCE au cours des prochains mois, confirmée par les publications de l'automne 2026. Ce contexte permettrait à la Banque centrale européenne d'engager un nouveau cycle d'assouplissement monétaire dès le début de l'année 2027, avec une ou plusieurs baisses de ses taux directeurs. Parallèlement, l'adoption d'un budget 2027 jugé crédible par les marchés et par les agences de notation contribuerait à apaiser la tension sur les OAT françaises, qui pourraient refluer sous le seuil des 3,5 %. Dans cette configuration, le taux moyen sur 20 ans pourrait redescendre progressivement vers 3 %, voire légèrement en dessous, d'ici la mi-2027, se rapprochant des niveaux observés au début de l'année 2026. Ce scénario reste plausible mais suppose la conjonction de plusieurs évolutions favorables, simultanément sur le front de l'inflation, du budget et de la confiance des marchés.
Scénario réaliste ou prudent : une stabilisation des taux autour des niveaux actuels
C'est le scénario jugé le plus probable au regard des informations disponibles à ce jour. Il repose sur l'hypothèse d'une BCE qui prolonge sa pause monétaire, dans l'attente de données plus stables sur l'inflation, sans nouvelle hausse marquée mais sans baisse rapide non plus. Les OAT françaises resteraient dans une fourchette relativement élevée, entre 3,7 % et 4,1 %, tant que la trajectoire budgétaire du pays n'aura pas gagné en clarté et en crédibilité auprès des investisseurs. Dans ce contexte, les taux de crédit immobilier évolueraient dans un couloir étroit, avec des variations mensuelles de quelques centièmes de point selon les durées, comme cela a été observé depuis le printemps 2026. Le taux moyen sur 20 ans se maintiendrait ainsi entre 3,2 % et 3,5 % jusqu'à la fin de l'année 2026, avec une évolution comparable attendue au premier semestre 2027, sauf choc macroéconomique ou politique significatif.
Scénario pessimiste : une nouvelle tension des taux sous l'effet du risque budgétaire et géopolitique
Dans ce troisième scénario, la situation budgétaire française continue de se dégrader ou de susciter la défiance des marchés, par exemple en cas de nouvelle dégradation de notation par une agence, de difficultés prolongées à faire adopter un budget 2027 jugé suffisamment ambitieux, ou de tensions géopolitiques internationales qui viendraient renchérir les prix de l'énergie et raviver l'inflation. Dans ce cas, les OAT françaises pourraient poursuivre leur hausse au-delà de 4,2 %, voire tester des niveaux plus élevés encore non observés depuis plusieurs années. La BCE, confrontée à une inflation qui repartirait durablement à la hausse, pourrait alors être contrainte de resserrer de nouveau sa politique monétaire. Dans cette hypothèse, le taux moyen sur 20 ans pourrait remonter vers 3,7 % à 4 % d'ici le printemps 2027, et le taux au barème du marché pourrait à nouveau dépasser la barre des 4 %, comme cela avait été le cas lors du pic de 2023. Ce scénario, moins probable que le scénario prudent à court terme, ne peut toutefois pas être écarté compte tenu des incertitudes actuelles sur la trajectoire des finances publiques.
Dans les trois cas, une constante demeure : les courtiers et conseillers immobiliers recommandent de ne pas fonder sa décision d'achat sur une spéculation autour de l'évolution future des taux, mais de sécuriser son financement dès que le projet est mûr, quitte à renégocier ultérieurement si les taux venaient à baisser significativement.
Nos conseils aux acquéreurs : faut-il se lancer maintenant ?
Avec un taux moyen sur 20 ans à 3,34 % et un taux le plus bas à 3,10 %, les conditions de financement de septembre 2026 restent nettement plus favorables que celles observées lors du pic de 2023, tout en étant proches de leur niveau des derniers mois. Plusieurs éléments plaident en faveur d'un positionnement rapide des acquéreurs sérieux plutôt que d'une attente prolongée.
• Un contexte de taux stabilisés plutôt qu'en forte hausse. Le scénario le plus probable à court terme est celui d'une stabilisation des taux, et non d'une envolée. Attendre une hypothétique baisse expose à un risque réel : celui de voir les taux se tendre davantage si le contexte budgétaire ou géopolitique se dégrade, comme l'illustre le scénario pessimiste détaillé plus haut.
• Un pouvoir de négociation réel grâce à l'écart entre taux le plus bas et barème. L'écart de 0,73 à 0,78 point entre le taux le plus bas et le taux au barème du marché montre qu'un dossier bien préparé, accompagné par un professionnel, peut obtenir des conditions sensiblement meilleures que celles affichées en agence bancaire.
• Des dispositifs d'aide renforcés pour les primo-accédants. La réforme du PTZ 2026, avec l'ouverture à une quatrième tranche de revenus et un financement possible jusqu'à 50 % de l'opération, améliore concrètement la capacité d'achat de nombreux ménages qui en étaient jusqu'ici exclus.
• Un marché de l'ancien plus favorable aux négociations de prix. Le ralentissement observé sur le marché de l'ancien, avec une baisse attendue d'environ 5 % du volume de transactions en 2026, offre aux acquéreurs une meilleure marge de négociation sur le prix des biens, ce qui peut compenser en partie le niveau des taux.
Concrètement, il est recommandé aux acquéreurs de préparer un dossier solide (apport personnel, stabilité des revenus, taux d'endettement maîtrisé), de comparer plusieurs offres bancaires plutôt que de se limiter à sa seule banque, et de solliciter l'accompagnement d'un professionnel pour optimiser le montage financier. Les conseillers immobiliers Capifrance peuvent vous accompagner dans la définition de votre projet d'achat et vous mettre en relation avec des courtiers immobiliers partenaires, en mesure de négocier pour vous les meilleures conditions d'emprunt sur le marché actuel.
Nos conseils aux propriétaires vendeurs : c'est le bon moment pour vous lancer
Si vous envisagez de vendre votre bien, notamment pour financer un nouveau projet immobilier à l'aide du produit de la vente complété par un nouveau crédit, le contexte de septembre 2026 doit plutôt vous rassurer. Les taux de crédit immobilier, bien qu'un peu plus élevés qu'au début de l'année, restent contenus et permettent à une large partie des acquéreurs potentiels de continuer à emprunter dans des conditions raisonnables. Votre bien continue donc de s'adresser à un vivier d'acheteurs solvables, à condition d'être positionné au juste prix.
Le ralentissement du volume de transactions sur le marché de l'ancien ne signifie pas l'absence d'acheteurs : il traduit surtout une sélectivité accrue de leur part, qui valorisent davantage les biens correctement estimés, bien présentés et accompagnés d'un dossier de diagnostics complet. Dans ce contexte plus exigeant, l'accompagnement d'un professionnel de l'immobilier devient un atout déterminant pour sécuriser votre vente dans de bonnes conditions de prix et de délai.
C'est précisément le rôle d'un conseiller immobilier Capifrance local : il vous aide à préparer votre projet de vente dans les meilleures conditions, vous propose une estimation immobilière professionnelle et approfondie de votre bien, tenant compte des transactions récentes de votre quartier et des spécificités de votre logement, puis vous accompagne dans la définition de la stratégie de commercialisation la plus adaptée à votre bien, à sa localisation et au contexte actuel du marché immobilier local et national. Il peut également vous mettre en relation avec des courtiers immobiliers partenaires si votre projet de vente s'accompagne d'un nouveau financement, afin de sécuriser l'ensemble de votre parcours résidentiel.
Se faire accompagner permet ainsi d'aborder la vente de son bien avec sérénité, en s'appuyant sur une connaissance fine du marché local et sur une méthode éprouvée de commercialisation, plutôt que de subir les incertitudes du contexte macroéconomique national.
Conclusion
• En septembre 2026, le taux le plus bas s'établit entre 2,75 % (10 ans) et 3,20 % (25 ans), et le taux moyen entre 3,08 % et 3,43 % selon la durée, tandis que le taux au barème du marché reste stable depuis plusieurs mois, entre 3,48 % et 3,98 %.
• Sur 6 mois et sur 1 an, la tendance est celle d'une quasi-stabilité sur les durées courtes et d'une légère remontée sur les durées longues ; sur 3 ans, les emprunteurs restent dans une situation nettement plus favorable qu'au pic du cycle de resserrement monétaire de 2023.
• Les taux sont influencés par la politique de la BCE, le rendement des OAT françaises à 10 ans (qui a atteint environ 4,10 % à la mi-août 2026), la situation des finances publiques et la perception des agences de notation, l'inflation, les dispositifs publics comme le PTZ 2026, et le contexte géopolitique national et international.
• Trois scénarios sont envisageables pour les prochains mois et pour 2027 : une détente progressive dans l'hypothèse optimiste, une stabilisation autour des niveaux actuels dans l'hypothèse la plus probable, et une nouvelle tension des taux dans l'hypothèse la plus prudente.
• Dans ce contexte, il est conseillé aux acquéreurs sérieux de se positionner sans attendre une hypothétique baisse incertaine, et aux propriétaires vendeurs de se lancer sereinement dans leur projet, idéalement accompagnés par un conseiller immobilier Capifrance local pour l'estimation et la stratégie de commercialisation de leur bien.
FAQ — Vos questions sur les taux de crédit immobilier de septembre 2026
Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier sur 20 ans en septembre 2026 ?
Le taux moyen sur 20 ans s'établit à 3,34 % en septembre 2026, avec un taux le plus bas à 3,10 % pour les meilleurs profils et un taux au barème du marché à 3,84 % pour les offres catalogue non négociées.
Les taux immobiliers ont-ils augmenté ou baissé par rapport à août 2026 ?
Le mouvement est mesuré et contrasté selon les durées : les meilleurs taux se sont légèrement détendus sur les durées courtes (10 et 15 ans), tandis que le taux moyen a très légèrement progressé sur la plupart des durées, dans un contexte de tension persistante sur les OAT françaises. Le barème catalogue des banques, lui, reste inchangé depuis plusieurs mois.
Pourquoi l'OAT à 10 ans influence-t-elle les taux de crédit immobilier ?
L'OAT 10 ans est le taux auquel l'État français emprunte sur les marchés financiers. Elle sert de référence de long terme pour les banques, qui l'utilisent pour tarifer leurs crédits immobiliers, en particulier sur les durées de 20 et 25 ans. Lorsque l'OAT augmente, comme cela a été le cas cet été 2026 avec un pic à environ 4,10 % à la mi-août, les banques ont tendance à ajuster leurs barèmes à la hausse pour préserver leurs marges.
Faut-il acheter maintenant ou attendre une éventuelle baisse des taux en 2027 ?
Il n'existe pas de réponse universelle, car cela dépend de la maturité de votre projet, de votre situation personnelle et de votre horizon. Le scénario jugé le plus probable à court terme est celui d'une stabilisation des taux plutôt que d'une baisse rapide, et une éventuelle attente comporte le risque inverse : voir les taux se tendre si le contexte budgétaire ou géopolitique se dégradait. Pour un projet mûr, sécuriser son financement dès maintenant, quitte à envisager une renégociation ultérieure en cas de baisse significative, reste l'approche recommandée par la plupart des professionnels.
Comment obtenir le meilleur taux immobilier possible en septembre 2026 ?
L'accès au taux le plus bas dépend de plusieurs critères : un apport personnel conséquent, des revenus stables, un taux d'endettement maîtrisé (autour de 35 %) et un dossier bien préparé. La mise en concurrence de plusieurs établissements bancaires, éventuellement via un courtier, permet également de réduire l'écart avec le taux au barème du marché, qui atteint jusqu'à 0,78 point selon les durées.
Quel est l'impact du PTZ 2026 sur ma capacité d'emprunt ?
Le Prêt à Taux Zéro réformé pour 2026 permet désormais de financer jusqu'à 50 % d'une opération dans les zones éligibles, s'adresse à une quatrième tranche de revenus incluant davantage de ménages des classes moyennes, et finance de nouveau les maisons individuelles neuves sur tout le territoire. En réduisant le montant à financer par un crédit classique, il diminue directement le montant des intérêts à payer et améliore la capacité d'achat de nombreux primo-accédants, en complément des taux de marché présentés dans cet article.
Pour une analyse personnalisée de votre projet d'achat ou de vente, contactez un conseiller immobilier Capifrance près de chez vous, ou estimez gratuitement votre bien immobilier en ligne dès aujourd'hui.
Les taux présentés dans cet article sont indicatifs et donnés à titre informatif ; ils ne constituent pas une offre de prêt. Pour obtenir une simulation personnalisée et une offre chiffrée, rapprochez-vous de votre banque, d'un courtier ou d'un conseiller immobilier Capifrance.
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.